Marc-Édouard Nabe est un écrivain français d'origine italo-greco-turque. Il est également peintre et musicien. Très jeune, il fait une carrière de dessinateur humoristique pour le journal Hara Kiri et de guitariste avec son père, Marcel Zanini, et Sam Woodyard. Puis il se consacre à la peinture en marge de l'écriture. Son premier livre, Au régal des vermines, est publié en 1985 et fait scandale après son passage à la télévision avec Bernard Pivot dans Apostrophes. Suivront 27 ouvrages publiés par Gallimard et les Éditions du Rocher. Il fut aussi, en 1989, l'un des piliers du journal de Jean-Edern Hallier, L'idiot international. Il obtient le prix Paris Première en 1998.
L'Orient est toujours présent dans les livres de Nabe, depuis son premier ouvrage, Le bonheur (Denoël 1988), où il met en scène sa grand-mère grecque, jusqu'au recueil d'articles, J'enfonce le clou (2004), où il prend violemment position contre la politique américaine au Proche-Orient, en passant par Visage de Turc en pleurs (Gallimard 1992), L'âge du Christ (1992) et les fameux tomes de son journal intime, Inch'allah (1996). Printemps de feu (2003) est son roman vécu de la guerre d'Irak. Parallèlement à cette activité d'écrivain émaillée de nombreux passages télévisés, notamment chez Thierry Ardisson, qui lui assure la notoriété d'un écrivain à la fois reconnu et sulfureux, il multiplie les séries de gouaches, d'huiles et de dessins comme les portraits d'écrivains, de fumeurs de nargilé, de chasse aux tigres, de natures mortes, du Christ.
Sa première exposition officielle a eu lieu en 1992 à la galerie Keller sous le thème des «Turqueries», la deuxième en février 2007 à la galerie Vie d'artistes avec des portraits d'écrivains et de jazzmen, et pour laquelle Frédéric Taddei lui a consacré une émission dans Ce soir ou jamais (France 3) et Patrick Besson une page dans Le Point. Ses fréquents voyages au Liban, en Syrie, en Turquie, en Grèce et en Irak l'ont beaucoup inspiré pour présenter une série de peintures et dessins centrés sur le Proche et le Moyen-Orient dont il reproduit aussi bien des scènes de rue (Beyrouth, Gaza, Bagdad) que les conséquences des bombardements israéliens, sur Cana par exemple. Mais il a également peint des figures de popes orthodoxes et différents Christs...
Une exposition qui se déroulera jusqu'au 24 mars.

