Les Ruthénois peuvent eux sortir la tête haute de la compétition même si, à Rennes, ils n'ont jamais vraiment semblé en mesure de déjouer les pronostics.
La qualification des Bretons souligne un peu plus la saison réussie des joueurs de Guy Lacombe, toujours en course en L1 pour la Ligue des champions (7e, à 6 points de Lyon) et désormais favoris, au même titre que Toulouse, de la Coupe de France.
Dans les tribunes du Stade de la Route-de-Lorient, certains spectateurs ne s'y étaient pas trompés : « 1965, 1971, 2009 : on la veut », proclamait une pancarte, en référence aux deux succès de Rennes dans la compétition, les deux seules lignes inscrites au palmarès du club breton.
Une première pour Grenoble
Pour rejoindre le Stade de France et envisager décrocher le trophée, il faudra pourtant aux Rennais présenter un tout autre visage lors du prochain tour.
Grenoble s'est qualifié pour la première fois de son histoire pour ces demi-finales en battant aisément Monaco (2-0).
La métropole iséroise, qui a raté les Jeux olympiques d'hiver (c'est Annecy qui sera la candidate française), n'a pas tout perdu hier.
Après ses échecs de 1953, 2001 et 2005, le GF38 a enfin forcé l'entrée du carré VIP des demi-finales, bien lancé par un but tôt marqué (13) par Daniel Moreira, un des symboles de l'équipe : joueur expérimenté (31 ans) et revanchard après son passage raté à Rennes (39 matches et zéro but en deux saisons).
Encore quelques points à grappiller en L1 pour assurer le maintien et Grenoble (9e avec 6 points d'avance sur le premier reléguable) pourra se concentrer à sa demi-finale, le 21 ou le 22 avril. Le retour en L1 du club isérois, 45 ans après sa précédente apparition, pourrait se conclure sur une fin de saison passionnante.
L'ASM, en revanche, retombe dans l'anonymat dont elle ne sort plus depuis trois saisons (3e de L1 en 2005 et demi-finaliste de la Coupe de France). L'équipe de Ricardo n'a plus que le maintien à assurer pour égayer une nouvelle fin de saison morne.
Toulouse et Guingamp qualifiés
La veille, Toulouse s'était qualifié au bout du suspense en battant Lille à l'issue d'une séance des tirs au but (7 à 6, score : 1-1 après prolongation, 0 à 0 à l'issue du temps réglementaire) heureuse pour Cédric Carrasso et cruelle pour l'arrière brésilien de Lille Emerson.
Déjà auteur d'un but contre son camp qui permettait au Téfécé d'égaliser dans la prolongation, Emerson, héros malheureux de la rencontre, a raté le dernier tir au but, alors que le gardien toulousain s'est mis en valeur en arrêtant deux tentatives lilloises (Rami avant Emerson).
L'arbitre Tony Chapron s'est également illustré par sa sévérité en maniant avec générosité les cartons (9 avertissements) et en excluant pas moins de trois joueurs, deux Lillois et un Toulousain, dans un match engagé, mais pourtant correct.
Enfin, et alors qu'on attendait plutôt Sedan (L2), un spécialiste de l'épreuve, c'est Guingamp (L2) qui est parvenu également à se hisser en demi-finale en gagnant 3-1 dans les Ardennes, malgré l'expulsion de Koné (58).


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