L'affront subi, dimanche au Parc des Princes, face au vieux rival marseillais en championnat (1-3), a quelque peu alourdi le climat autour du PSG et surtout révélé l'état de fatigue des joueurs de Paul Le Guen, engagés dans la course au titre et à la C3 avec un effectif limité. Le technicien parisien doit donc trouver la bonne formule pour rester compétitif en Coupe d'Europe sans trop puiser dans le physique d'un groupe qui commence à tirer la langue. Avec en filigrane, un déplacement à Toulouse, dimanche en L1, devenu crucial après la claque infligée par l'OM.
Mais la marge de manœuvre de Le Guen est très étroite et hormis les éventuelles titularisations de Kezman, pour faire souffler Hoarau, et de Chantôme, qui laisserait Makelele sur le banc de touche, l'entraîneur du PSG ne devrait pas se hasarder à trop bouleverser son onze de départ.
S'il veut se rassurer, Le Guen pourra toujours se pencher sur les performances de son futur adversaire, Braga n'étant pas non plus dans une forme étincelante avec ses deux matches nuls d'affilée en championnat.
Dans les autres rencontres, le lauréat de 2008 est en grand danger à l'heure de recevoir Udinese, vainqueur 2-0 à l'aller. Avec le départ d'Arshavin à Arsenal cet hiver, le Zenit semble avoir perdu cette once de génie qui lui avait également permis de terrasser Manchester United en Supercoupe d'Europe.
L'autre club russe, le CSKA Moscou, ne possède pas non plus une marge énorme avec son petit but d'avance avant le voyage chez ses voisins ukrainiens du Shakhtar Donetsk.
Pour le Manchester City de Robinho, il s'agira en revanche de gérer le succès acquis à l'aller (2-0) contre les Danois d'Aalborg. Enfin, Hambourg devra inscrire au moins un but dans l'antre chaud bouillant de Galatasaray (stade Ali Sami Yen), le nul de l'aller (1-1) condamnant pour le moment les Allemands.

