En revanche, il a affirmé qu'en cas de victoire de l'opposition, ni lui ni d'autres formations membres de l'actuelle majorité n'accepteront de faire partie du gouvernement. « Ma décision est prise à ce sujet », a-t-il dit.
« La cause de la Palestine est celle de tous les Arabes, a encore dit M. Hariri, et quiconque veut participer à son règlement doit songer au seul intérêt de la Palestine, et non pas à celui d'un État particulier. »
« Le principal axe de relations de tout État arabe doit être arabe, a souligné le chef du Courant du futur, à l'image de ce qui se passe entre les pays de l'Union européenne. »
« Il est de l'intérêt de la Syrie de s'inscrire dans un réseau de relations arabes », a-t-il ajouté.
Le chef du Courant du futur a jugé que la réconciliation arabe « va dans la bonne direction » et que « le renforcement des relations interarabes consolidera la cohésion des pays membres ».
Affirmant que le conflit opposant le monde arabe à Israël est « de longue haleine », M. Hariri a jugé que les Arabes devraient édifier entre eux « une économie commune qui s'imposerait au monde ».
Le chef du Courant du futur a affirmé qu'il ne nourrit aucune inquiétude au sujet de l'ouverture des États-Unis sur la Syrie, estimant que cette ouverture « n'aura aucune incidence » sur la bonne marche des travaux du Tribunal spécial pour le Liban.
Enfin, il a affirmé être « confiant dans l'avenir du Liban » et espéré que la croissance économique se poursuivra, d'autant que son système bancaire a relativement été épargné par la crise mondiale.
« Le peuple libanais est un peuple obstiné, attaché à son pays et aimant de la liberté et de l'indépendance ; et celui qui s'habitue à vivre libre ne peut plus se passer de liberté. Le Liban de 2009 sera prospère », a conclu M. Hariri.
Sur un autre plan, le nouveau ministre saoudien de l'Information, l'ancien ambassadeur d'Arabie saoudite au Liban, Abdel Aziz Khoja, a fait ses adieux hier au chef du Courant du futur, Saad Hariri, à quelques jours de son entrée en fonctions.

