Lors d'une conférence de presse tenue à son domicile, à Achrafieh, M. Lahoud a souligné que les prises de position de M. Murr au cours des derniers mois, son hostilité au torpillage de l'élection présidentielle, son soutien à l'élection du général Michel Sleiman à la présidence et sa défense de Bkerké et de ses constantes, « ont permis un rapprochement conduisant à une coopération électorale avec lui ».
« Mais je le dis dès à présent, cette possibilité de rapprochement ne signifie pas que nous avons donné à Michel Murr un mandat pour qu'il définisse lui-même la formule de l'alliance et la nature de la bataille électorale au Metn », a-t-il ajouté.
« La vision qu'il avait exprimée lors de son entretien télévisé sur la LBCI (jeudi dernier) est différente de la nôtre », a-t-il dit.
Le ministre a précisé qu'il entendait mener une « bataille politique par excellence » au Metn et qu'il n'accepterait pas que cette campagne soit « dépouillée de sa substance politique ». Il a contesté l'affirmation de M. Murr selon lequel « la majorité des Metniotes n'est pas concernée par la politique ».
En outre, il a estimé que les huit sièges du Metn « suffisent à la représentation des partis politiques du 14 Mars et des personnalités indépendantes qui (lui) sont proches », et affirmé que le Metn n'est pas « un fromage à découper » selon la logique du partage des parts d'influence.
M. Murr avait affirmé qu'il visait pour lui-même et ses proches quatre des sièges du Metn, trois autres devant aller au 14 Mars et le huitième au Tachnag.
« Je voudrais qu'il soit clair que moi, Nassib Lahoud, n'entrerais dans une liste que si j'étais l'un des contributeurs à sa formation », a-t-il encore dit.
En réponse à une question, il a précisé avoir reçu chez lui à déjeuner jeudi dernier son collègue Élias Murr (donc avant l'apparition télévisée de Michel Murr), qu'il est resté quatre heures, que l'ambiance était « très bonne » entre eux et qu'elle était « très différente du climat suggéré par la prestation télévisée » du député du Metn.

