Chaque vente de coupé BMW série 1 ou Audi A3 fait mal à Mercedes qui n'a rien d'équivalent à offrir aux clients. C'est une des raisons pour lesquelles la prochaine génération de classe A (et de la classe B, par ailleurs), prévue pour 2011, va notablement changer, abandonnant la plate-forme particulière de type sandwich qui induit une position de conduite ne faisant pas l'unanimité. L'autre raison de ce retour à un châssis classique est liée à son coût, notablement inférieur.
La classe A va donc perdre un peu de sa vocation familiale et de sa modularité au profit d'un caractère plus dynamique. Reste à espérer que son habitabilité ne soit pas sacrifiée, malgré la nette rupture de style avec l'actuelle génération. La petite Mercedes proposera des motorisations allant de 120 à 204 ch environ en essence, associées au système « Stop & Start ». La version la plus musclée sera réservée à cette variante AMG, dotée de l'accastillage cher au préparateur maison : boucliers redessinés, bas de caisse plus expressifs et becquet arrière. Mais ce n'est pas tout : afin de prévenir toute perte de motricité, l'AMG reprend la transmission intégrale à son cousin, le 4x4 BLK (ci-contre), qui lui lègue également une inédite boîte à double embrayage et sept rapports.
Quant au diesel, la future classe A bénéficiera d'un dérivé du quatre cylindres 2.2 qui officie dans les classes C et E. Monté en position transversale et réduit en cylindrée, ce moteur obéit au nom de code OM645 et devrait participer à la baisse des émissions CO2 de la flotte Mercedes, histoire de se conformer à la future législation.

