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Liban

Assad : Gare au Liban si le TSL est politisé...

Si le tribunal spécial pour le Liban (TSL) est politisé, c'est d'abord le Liban qui en paiera le prix ; et nul ne peut garantir que le tribunal ne sera pas politisé, puisque rien dans le monde n'est objectif. C'est en substance ce qu'a affirmé le président syrien Bachar el-Assad dans un entretien paru lundi dans le quotidien émirati al-Khalij.
« Si l'ONU et le Conseil de sécurité eux-mêmes ne remplissent pas leurs devoirs, attend-on des petites institutions qui en sont dérivées qu'elles soient indépendantes ? Il n'existe aucune garantie. Mais si le tribunal est politisé, le Liban sera le premier à en payer le prix. Le tribunal a été créé pour le Liban. J'espère qu'il n'y aura pas de politisation, mais il n'existe aucune garantie », a-t-il indiqué.
Concernant les prochaines élections, le président syrien a fait une allusion dans le sens d'un retour à une situation similaire au 7 mai dernier au cas où il n'y aurait pas de tiers de blocage dans le prochain gouvernement : « Le Liban vit grâce au consensus, et éclate lorsque ce consensus est absent, et non en raison des élections. Les élections n'amènent pas de stabilité et cette dernière ne disparaît pas avec les élections. C'est le consensus qui garantit la stabilité. S'il y a des forces qui souhaitent mettre fin au consensus sous le prétexte qu'elles ont remporté les élections, quelles qu'elles soient, le résultat sera la déstabilisation de la situation au Liban et le retour à l'instabilité qui a précédé l'accord de Doha. »
Concernant enfin la visite du sous-secrétaire d'État US Jeffrey Feltman à Damas, M. Assad a indiqué : « Il a dit qu'il venait de la part du président Obama et de la secrétaire d'État Clinton pour initier un dialogue avec la Syrie, dans la mesure où la politique d'Obama vise à reprendre langue et à user de la diplomatie avec toutes les parties. Il a affirmé que la Syrie est un pays important dans la région et que les États-Unis souhaitent discuter de toutes les questions qu'ils jugent importantes avec la Syrie. Nous verrons quels sont les points de rencontres et les points de désaccord pour en discuter. »

Réactions
Sans commenter directement les propos du président syrien, le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères et européennes, Frédéric Desagneaux, a déclaré hier, en réponse à une question de L'Orient Le Jour, que la France soutient fermement le TSL et souhaite que le scrutin du 7 juin au Liban se déroule dans le calme, précisant que ces vues sont « partagées » avec celles de la diplomatie américaine sur le Liban et les relations libano-syriennes.
M. Desagneaux a indiqué que cette similitude de vues franco-US s'est manifestée lundi soir lors d'un entretien qui a groupé au Quai d'Orsay l'ambassadeur Feltman, retour du Proche-Orient, et un haut responsable du ministère des AE.
Il s'agissait d'une véritable concertation franco-américaine, et Paris et Washington soutiennent la concertation à Gaza et souhaitent que l'accalmie se maintienne au Liban qui est en pleine campagne électorale, a-t-il indiqué.
À Beyrouth, c'est sous le signe de la menace que le discours du président syrien a immédiatement été placé. C'est ainsi que le vice-président de la Chambre, Farid Makary, a décrypté le message du président syrien : si le TSL aboutit à des résultats qui ne plaisent pas à Damas, c'est le Liban qui paiera de sa stabilité et de sécurité. Une interprétation partagée par le député Antoine Saad, qui a estimé qu'il s'agit d'un avertissement syrien portant sur une déflagration sécuritaire avant les législatives et d'une menace directe adressée à la majorité.
Si le tribunal spécial pour le Liban (TSL) est politisé, c'est d'abord le Liban qui en paiera le prix ; et nul ne peut garantir que le tribunal ne sera pas politisé, puisque rien dans le monde n'est objectif. C'est en substance ce qu'a affirmé le président syrien Bachar el-Assad dans un entretien paru lundi dans le quotidien émirati al-Khalij. « Si l'ONU et le Conseil de sécurité eux-mêmes ne remplissent pas leurs devoirs, attend-on des petites institutions qui en sont dérivées qu'elles soient indépendantes ? Il n'existe aucune garantie. Mais si le tribunal est politisé, le Liban sera le premier à en payer le prix. Le tribunal a été créé pour le Liban. J'espère qu'il n'y aura pas de...
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