Un kamikaze à bord d'une voiture piégée a foncé sur le groupe, tuant 33 personnes et en blessant 46, d'après cette source. Deux journalistes de la télévision irakienne privée al-Baghdadiya figurent parmi les morts, a indiqué à l'AFP un de leurs collègues. Un autre journaliste, de la chaîne publique al-Iraqiya, a été blessé, selon l'Observatoire irakien de la liberté de la presse, la principale association de défense des journalistes en Irak. Selon les derniers chiffres fournis à l'AFP par l'Observatoire irakien de la liberté de la presse, au moins 246 employés de médias, dont 22 étrangers, ont été tués depuis l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003.
Cette attaque intervient alors que l'armée américaine a annoncé le retrait de 12 000 de ses soldats d'ici à septembre, accélérant le désengagement américain d'Irak. Les autorités irakiennes assurent être prêtes à préserver l'ordre après le retrait des soldats américains, mais des inquiétudes persistent en raison des lacunes des forces de sécurité locales alors que les violences, même si elles ont baissé d'intensité, restent quasi quotidiennes.
Les forces irakiennes de sécurité, police et armée, ainsi que les chefs de tribu qui ont participé à la lutte contre el-Qaëda sont la cible privilégiée de l'insurrection et du réseau extrémiste. Un policier irakien a ainsi été tué hier dans l'explosion d'une bombe qui visait le directeur de la police d'al-Riyad, à l'ouest de Kirkouk, à 255 km au nord de Bagdad, selon la police. En outre, à Hamdaniyah, un village chrétien à 25 km au nord-est de Mossoul (Nord), un médecin et le fils d'un responsable local ont été tués et six Irakiens blessés dans un attentat à la voiture piégée.

