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Feltman : Les entretiens avec la Syrie "très constructifs"

Un émissaire américain de haut rang a affirmé samedi à Damas que la Syrie pouvait jouer un rôle "constructif" au Moyen-Orient, lors de la première visite de ce niveau dans ce pays depuis 2005.

Alors que la nouvelle administration de Barack Obama a décidé de lancer un dialogue avec des pays jugés hostiles aux Etats-Unis, Jeffery Feltman et David Shapiro ont effectué à Damas le premier contact de ce niveau depuis celui de Richard Armitage, alors numéro deux du département d'Etat, en janvier 2005.

"La Syrie peut jouer un rôle important et constructif dans la région", a dit M. Feltman, secrétaire d'Etat adjoint par intérim au Proche-Orient, dans une conférence de presse téléphonique depuis Damas, après un entretien de quatre heures avec le chef de la diplomatie Walid Mouallem.

Selon lui, les discussions ont été "en adéquation avec le message" de M. Obama et de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton qui "ont manifesté leur souhait de s'engager auprès de tous les pays de la région pour faire face aux questions d'intérêt mutuel".

La visite à Damas est "une illustration concrète" de cet engagement, a-t-il dit, refusant d'en dire plus sur la teneur de ses discussions, notant simplement qu'elles avaient été "constructives" et avaient traité de questions bilatérales, régionales et internationales.

"Nous avons trouvé de nombreux terrains d'entente aujourd'hui", a-t-il affirmé.

Interrogé si l'administration Obama avait l'intention de relancer les négociations de paix indirectes entre la Syrie et Israël par l'intermédiaire de la Turquie, M. Feltman a appelé à la patience.

"Les Etats-Unis veulent une paix israélo-arabe globale", a-t-il dit. "Il y aura un volet israélo-syrien de négociations à un moment donné".

Mais, a ajouté M. Feltman, "à ce stade, nous avons besoin d'être patient" alors qu'Israël cherche à se doter d'un nouveau gouvernement après les législatives de février.

Israël et la Syrie ont lancé en 2008 ces négociations indirectes mais celles-ci n'ont abouti à aucun accord.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, M. Mouallem et ses interlocuteurs ont souligné "l'importance de la poursuite du dialogue bilatéral pour (...) réaliser la paix et la sécurité dans la région".

"Les Etats Unis et la Syrie divergent sur de nombreux sujets importants et c'est une occasion pour nous d'échanger des opinions sur des questions bilatérales et régionales", a expliqué un responsable américain sous couvert de l'anonymat.

MM. Feltman et Shapiro, conseiller à la sécurité nationale chargé du Proche-Orient à la Maison Blanche, sont venus en Syrie en provenance de Beyrouth.

Ils avaient rassuré les dirigeants libanais du soutien continu de Washington malgré la reprise de dialogue avec la Syrie, l'ancienne puissance de tutelle au Liban. Les responsables américains affirment qu'une telle reprise ne se ferait pas aux dépens du Liban.

"Nous n'avons aucun moyen de prédire l'avenir de nos relations avec la Syrie", avait noté cette semaine Mme Clinton en annonçant depuis Jérusalem l'envoi des deux émissaires. "Mais je pense que cela vaut le coup d'y aller et d'entamer ces conversations préliminaires".

Les relations entre Washington et Damas sont tendues depuis l'invasion américaine de l'Irak en 2003 et l'assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri en 2005, pour lequel le régime syrien a été pointé du doigt.

Un émissaire américain de haut rang a affirmé samedi à Damas que la Syrie pouvait jouer un rôle "constructif" au Moyen-Orient, lors de la première visite de ce niveau dans ce pays depuis 2005.
Alors que la nouvelle administration de Barack Obama a décidé de lancer un dialogue avec des pays jugés hostiles aux Etats-Unis, Jeffery Feltman et David Shapiro ont effectué à Damas le premier contact de ce niveau depuis celui de Richard Armitage, alors numéro deux du département d'Etat, en janvier 2005.
"La Syrie peut jouer un rôle important et constructif dans la région", a dit M. Feltman, secrétaire d'Etat adjoint par intérim au Proche-Orient, dans une conférence de presse téléphonique depuis Damas,...