C'est ce qu'il a déclaré hier dans une interview à paraître aujourd'hui dans l'hebdomadaire Magazine. M. Husseini a aussi affirmé ne pas s'attendre à ce que la conférence de dialogue aboutisse. « Elle éclipse le Parlement et le gouvernement et ne peut pas les remplacer. Si les législatives se déroulent sans l'intégration de la proportionnelle, nous serons en présence d'un Parlement mort-né et d'une conférence de dialogue qui comblera le vide par un vide », a-t-il déploré.
Il a de nouveau plaidé en faveur de la proportionnelle, estimant qu'il n'est pas trop tard pour amender la loi électorale. « Le scrutin sur base de la proportionnelle a été analysé en profondeur par la commission Boutros, et le communiqué de Doha a théoriquement prévu qu'il fallait tenir compte des réformes qu'elle avait proposées », a-t-il observé.
Au sujet de sa démission, le député a fait état de « quatre interdits : la partition du Liban, l'altération de son image civilisée, l'immuabilité de la formule libanaise et les accommodements entre les parties au pouvoir, que le Liban a fini par tolérer à cause de la classe politique actuelle ». « Je me suis trouvé dans l'obligation de refuser de participer à ce putsch contre la Constitution, le pacte national, et en faveur de la neutralisation du pouvoir du chef de l'État », a encore dit M. Husseini.

