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Lifestyle - Objets Et Histoire

Couvre-che…f

Ce sont les bergers des Pyrénées qui ont, les premiers, tricoté sur quatre grosses aiguilles un tube de laine, moulé autour du genou, puis feutré.Vers 1824, Ferdinand Croisat, surnommé le « Napoléon de la coiffure », en a proposé une version élégante à la duchesse de Berry. Rond, ovale, en velours noir, vert ou écossais, à la Walter Scott, le béret basque est porté au spectacle ou en soirée par les élégantes de la Restauration. Remis au goût du jour par Carla Bruni-Sarkozy lors de la visite officielle en Grande-Bretagne et imitée récemment par l'épouse du Premier ministre anglais, Sarah Brown, le béret a pris au XXe siècle une connotation plus politique. Couvre-chef des camelots du roi, les troupes de choc de l'Action française, adopté par les maquisards sous l'occupation allemande afin de se reconnaître sans éveiller les soupçons, porté par les fameux « Bérets verts » du général Massu, les parachutistes qui menèrent en 1957 la bataille d'Alger, ou encore les bérets noirs de la US army, c'est Ernesto Guevara qui en a fait l'emblème de la révolution...
L'année 2009 marque le cinquantenaire de la révolution cubaine et, prochainement sur nos écrans, on verra le film diptyque de Steven Soderbergh (L'Argentin puis Guérilla) qui relate l'histoire de ce guérillero inlassable... Pourtant rien ne prédisposait ce fils d'une famille bourgeoise argentine, grand asthmatique de surcroît, à devenir l'image même de la révolution. Une fois son diplôme de médecine en main, il choisit de militer pour ses idées marxistes auprès de Fidel Castro.
1956, refugiés dans la sierra Maestra, un massif montagneux à l'est de Cuba, dans des conditions épouvantables, Castro et ses hommes, les Barbados (les Barbus), vont mener pendant deux ans une guérilla incessante contre les troupes du dictateur Batista. En 1957, nommé commandant par Castro, Guevara n'est plus seulement le médecin de l'expédition, mais un chef de guerre. C'est sans doute à ce moment qu'il commence à porter le béret noir, qui le distingue de ses compagnons. Sa sœur Celia lui envoie une montre-bracelet et une petite étoile, symbole de sa promotion. Le béret et l'étoile vont passer à la postérité. Il devient le Che. Le 8 janvier 1959, le monde entier découvre les héros de la révolution cubaine faisant une entrée triomphale à La Havane, qui donne les clés du pouvoir à Castro. Naturalisé cubain, il devient un héros pour Cuba, mais aussi une figure de la politique internationale et une référence pour les révolutionnaires du monde entier.
C'est ainsi que Jean-Paul Sartre, fasciné par la révolution castriste, vient passer un mois à Cuba en 1960. Il se fait photographier avec Guevara au visage d'archange, les cheveux en broussaille, portant son fameux béret. Ce cliché, réalisé par le photographe Alberto Korda, sera l'image la plus répandue sur la planète, une icône brandie par les étudiants en révolte de mai 1968, un poster qui va tapisser les chambres de millions d'adolescents ou orner leurs tee-shirts. Trente ans après sa mort, en Bolivie, l'année 1997 a été déclarée année Che Guevara et un commerce florissant a repris autour de cette image...
Ce sont les bergers des Pyrénées qui ont, les premiers, tricoté sur quatre grosses aiguilles un tube de laine, moulé autour du genou, puis feutré.Vers 1824, Ferdinand Croisat, surnommé le « Napoléon de la coiffure », en a proposé une version élégante à la duchesse de Berry. Rond, ovale, en velours noir, vert ou écossais, à la Walter Scott, le béret basque est porté au spectacle ou en soirée par les élégantes de la Restauration. Remis au goût du jour par Carla Bruni-Sarkozy lors de la visite officielle en Grande-Bretagne et imitée récemment par l'épouse du Premier ministre anglais, Sarah Brown, le béret a pris au XXe siècle une connotation plus...
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