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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Gordon Brown, premier dirigeant européen reçu à la Maison-Blanche

La crise économique est au cœur des discussions entre Obama et le Premier ministre britannique.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown, premier dirigeant européen reçu par Barack Obama depuis son installation le 20 janvier, devait parler de collaboration face à la détérioration de la situation en Afghanistan, au réchauffement climatique et au défi nucléaire iranien.
Mais la crise devrait considérablement occuper les deux hommes, 24 heures après que le Dow Jones fut tombé à un niveau plus vu depuis presque 12 ans à Wall Street et que les mauvais résultats du géant britannique HSBC eurent entraîné l'activité boursière européenne vers le bas. Quelques heures seulement avant de recevoir M. Brown, Barack Obama a refusé hier de voir dans l'évolution négative des marchés boursiers un désaveu de ses politiques économiques et a défendu ses plans ainsi qu'une action internationale concertée face à une crise économique profonde. M. Obama est cependant resté très prudent sur une réforme du système financier international, à un mois d'un sommet dont cela devrait être l'un des sujets. Juste avant de recevoir M. Brown, il avait prévenu que les chiffres de l'activité américaine pour le premier trimestre 2009 ne devraient guère être meilleurs que ceux du dernier trimestre de 2008, quand le PIB avait accusé sa contraction la plus forte depuis plus de 25 ans. « Il n'est pas surprenant que le marché souffre en retour, a-t-il dit. Je pense que ce que nous voyons en ce moment, c'est qu'on s'imprègne de l'ampleur des problèmes du système bancaire et de leurs ramifications internationales, et qu'on voit une réaction naturelle. » M. Obama a dit avoir « une confiance totale » dans l'effet des mesures qu'il a prises au cours de ses six premières semaines.
M. Obama a indiqué avoir discuté avec M. Brown, avant le sommet du G20 du 2 avril à Londres, de « coordination » des politiques de relance et de l'établissement d'une « série de principes communs » pour que les problèmes affectant le système bancaire en Hongrie ou en Ukraine n'aient pas l'impact qu'ils ont aujourd'hui sur l'économie mondiale. M. Brown a jugé possible dans les tout prochains mois « un New Deal » impliquant tous les pays pour « nettoyer le système bancaire ». M. Obama n'a pas paru vouloir s'engager autant. Il a parlé de la nécessité de moderniser les institutions et les règlements « de telle sorte que le pouvoir de la globalisation aille aux hommes et aux femmes ordinaires (...) et que les bénéfices de la globalisation ne soient pas réservés à une petite poignée de gens qui n'ont pas de comptes à rendre ».
Mais il a surtout évoqué cette « transformation » pour le système américain, alors qu'il reste au successeur d'un George W. Bush réticent à soumettre le système américain à la surveillance internationale à faire connaître ses politiques pour le sommet du G20.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown, premier dirigeant européen reçu par Barack Obama depuis son installation le 20 janvier, devait parler de collaboration face à la détérioration de la situation en Afghanistan, au réchauffement climatique et au défi nucléaire iranien.Mais la crise devrait considérablement occuper les deux hommes, 24 heures après que le Dow Jones fut tombé à un niveau plus vu depuis presque 12 ans à Wall Street et que les mauvais résultats du géant britannique HSBC eurent entraîné l'activité boursière européenne vers le bas. Quelques heures seulement avant de recevoir M. Brown, Barack Obama a refusé hier de voir dans l'évolution négative des...
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