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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

L’ouverture US sur Damas se fera via Beyrouth

Washington va dépêcher à Damas deux émissaires de haut rang, dont Jeffrey Feltman, ancien ambassadeur des États-Unis au Liban, connu pour ses positions très critiques envers la Syrie.
Les États-Unis vont rapidement dépêcher deux hauts responsables en Syrie, a affirmé hier la secrétaire d'État Hillary Clinton, lors de sa première visite au Proche-Orient. « Nous allons envoyer un représentant du département d'État et un autre de la Maison-Blanche pour examiner avec la Syrie des questions bilatérales », a affirmé la chef de la diplomatie américaine à Jérusalem. Selon un responsable américain, Jeffrey Feltman, secrétaire d'État adjoint par intérim au Proche-Orient, et Daniel Shapiro, conseiller à la Sécurité nationale chargé du Proche-Orient à la Maison-Blanche, qui voyagent avec Mme Clinton, se rendront à Damas après la fin de la visite, aujourd'hui, de la secrétaire d'État en Israël et dans les territoires palestiniens. M. Feltman, ancien ambassadeur des États-Unis au Liban entre 2004 et 2008, est connu pour ses positions très critiques envers le régime syrien.
Mme Clinton, qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue israélienne Tzipi Livni, a souligné que les deux responsables allaient s'entretenir avec les autorités syriennes d'un « certain nombre de questions » intéressant les deux pays. « Nous n'avons aucun moyen de prédire l'avenir de nos relations avec la Syrie, a-t-elle noté. Mais je pense que cela vaut le coup d'y aller et d'entamer ces conversations préliminaires. » « Nous ne dialoguons pas pour le plaisir de discuter, il faut qu'il y ait un objectif et la perception d'un bénéfice possible, notamment pour les États-Unis et leurs alliés », a-t-elle souligné. Mme Clinton a rappelé que l'ambassadeur de Syrie à Washington, Imad Moustapha, avait eu un long entretien la semaine dernière au département d'État avec M. Feltman. Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques, mais celles-ci sont tendues depuis l'assassinat en 2005 de Rafic Hariri, pour lequel le régime syrien a été pointé du doigt.
Mme Clinton s'est brièvement entretenue avec son homologue syrien Walid Moallem en marge de la conférence des donateurs pour la bande de Gaza lundi à Charm el-Cheikh (Égypte), selon M. Moallem, qui s'en est dit « très heureux ». L'ex-secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a rencontré M. Moallem a plusieurs reprises, la dernière fois en septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
Un rapprochement entre les États-Unis et la Syrie pourrait faciliter la reprise des pourparlers indirects engagés l'an dernier par celle-ci avec Israël sous l'égide de la Turquie et interrompus par l'offensive israélienne à Gaza. Clinton a précisé que, une fois en place, le nouveau gouvernement israélien, qui sera en principe dirigé par Benjamin Netanyahu, chef du Likoud, les États-Unis accorderaient toute l'attention requise au règlement du dossier israélo-syrien. Israël conditionne tout accord sur la restitution à la Syrie du Golan occupé depuis 1967 à l'abandon par Damas de son soutien actif au Hamas et au Hezbollah.
Les États-Unis vont rapidement dépêcher deux hauts responsables en Syrie, a affirmé hier la secrétaire d'État Hillary Clinton, lors de sa première visite au Proche-Orient. « Nous allons envoyer un représentant du département d'État et un autre de la Maison-Blanche pour examiner avec la Syrie des questions bilatérales », a affirmé la chef de la diplomatie américaine à Jérusalem. Selon un responsable américain, Jeffrey Feltman, secrétaire d'État adjoint par intérim au Proche-Orient, et Daniel Shapiro, conseiller à la Sécurité nationale chargé du Proche-Orient à la Maison-Blanche, qui voyagent avec Mme Clinton, se rendront à Damas après la...
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