Le président français Nicolas Sarkozy a appelé lundi à Charm el-Cheikh (Egypte) tous les Palestiniens à se rassembler dans un gouvernement d'union nationale derrière le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
"Tous les Palestiniens doivent se rassembler dans ce gouvernement d'union derrière le président Abbas", a déclaré M. Sarkozy à l'ouverture de la conférence pour la reconstruction de Gaza.
"Je dis aux pays qui ont des liens avec le Hamas, vous avez une responsabilité particulière pour exiger qu'il rejoigne le président Abbas, dont la démarche de paix, et elle seule, produira des résultats", a poursuivi le chef de l'Etat français à l'intention, notamment, de la Syrie.
"Je le dis enfin à l'ensemble des dirigeants palestiniens: si vous voulez être considérés comme des interlocuteurs légitimes, il faut que vous admettiez qu'il n'y a pas d'autre chemin vers la création d'un Etat palestinien que de vous engager résolument dans la recherche d'une solution politique et donc dans le dialogue avec Israël, sur la base des acquis des négociations passées", a insisté Nicolas Sarkozy.
"Si le Hamas veut être respecté, il doit avoir une position respectable. La position respectable, c'est de considérer qu'il n'y a pas d'autre solution qu'une solution politique avec Israël", a-t-il martelé.
Le président français a également relancé son idée de conférence de paix, évoquée lors de sa précédente visite à Charm el-Cheikh avec plusieurs dirigeants européens le 18 janvier.
"Je souhaite la tenue dès ce printemps, en Europe, d'un sommet de relance de la paix dans ses trois volets. Il faut encourager les parties à fixer un calendrier aboutissant avant la fin de cette année, à la signature d'un accord et à la création d'un Etat palestinien viable, démocratique, moderne, vivant en paix aux côtés d'Israël", a-t-il dit.
Les "trois volets" renvoient aux dossiers israélo-palestinien, israélo-syrien et israélo-libanais.
"Tout ceci n'est qu'une affaire de volonté. Si on attend de se réunir pour faire la paix que les conditions soient réunies, on va attendre longtemps (...) faisons de l'année 2009 l'année de la paix", a lancé Nicolas Sarkozy.
"Le statu quo mine l'autorité des dirigeants arabes modérés, le statu quo donne une marge de manoeuvre aux extrémistes, le statu quo alimente le terrorisme (...) le moment est venu bousculer les agendas, les habitudes et les frilosités", a-t-il poursuivi.
A l'issue de son premier entretien avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, en marge du sommet, le chef de l'Etat français s'est déclaré devant la presse "convaincu" que les Etats-Unis partageaient sa volonté de "bousculer les agendas".
Nicolas Sarkozy a enfin répété sa détermination à obtenir la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, retenu prisonnier depuis plus de deux ans par le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza.
"Nous n'accepterons jamais que sa vie soit mise en danger (...) sa libération est une priorité, un accord est possible. La libération de Gilad Shalit doit intervenir dans les meilleurs délais", a-t-il lancé.
"Tous les Palestiniens doivent se rassembler dans ce gouvernement d'union derrière le président Abbas", a déclaré M. Sarkozy à l'ouverture de la conférence pour la reconstruction de Gaza.
"Je dis aux pays qui ont des liens avec le Hamas, vous avez une responsabilité particulière pour exiger qu'il rejoigne le président Abbas, dont la démarche de paix, et elle seule, produira des résultats", a poursuivi le chef de l'Etat français à l'intention, notamment, de la Syrie.
"Je le...

