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Liban

Conseil du Sud : Chatah rejette toute conciliation factice

Le ministre des Finances, Mohammad Chatah, a indiqué hier qu'il existe une solution pour la crise du budget issue du conflit entre les présidents Siniora et Berry sur le Conseil du Sud. Il a cependant précisé qu'il est prêt à étudier le dossier sous un angle positif, mais pour un véritable traitement de fond, et non par la voie des surenchères faciles. Il a ainsi souhaité qu'une éventuelle rencontre entre les deux présidents Berry et Siniora « ne constitue pas une réconciliation superficielle. Car ce n'est pas d'accolade qu'il s'agit, mais d'une question qui doit être examinée avec sérieux. » À son avis, confié aux ondes de Radio Liban libre, le problème est à la fois simple et compliqué « car il a revêtu un caractère de défi personnel, aggravé par son exploitation politique. »
Sur le fond, le ministre note qu'il n'est pas facile de trouver les crédits réclamés sans léser les Libanais. « En effet, a-t-il souligné, nous empruntons une grande partie des fonds publics sur le dos du contribuable. Ainsi, en 2009, l'État empruntera en moyenne 350 dollars par mois sur le compte, en lieu et place, de chaque famille libanaise. Dès lors, toute livre doit être dépensée avec un sens poussé de la responsabilité publique. Le devis exigé pour le Conseil du Sud ne risque certes pas de ruiner le Trésor. Mais il ne faut pas le prendre à la légère, et la présidence du Conseil, dont cet organisme relève, doit décider de la dépense à bon escient, en fonction des priorités réelles du pays comptable. » Il a qualifié d'électorales les assertions selon lesquelles le Sud serait discriminé.
Le ministre a par ailleurs critiqué le manque de cohésion ministérielle dû à la formule gouvernementale retenue. Il a estimé que la démocratie bien comprise devrait signifier qu'il y a une majorité qui gouverne et une minorité qui s'oppose. Pour lui, les élections auront bien lieu car toutes les parties le souhaitent. « La bataille, estime-t-il, sera importante mais non pas existentielle, du moment que nul ne peut dominer le pays en abolissant la partie adverse. Cependant, la ligne adoptée par l'opposition ne sert pas le Liban, mais l'expose au danger. Elle ne pourra pas, toutefois, imposer aux Libanais ses vues fondées sur la wilayat al-fakih et sur le retour de la tutelle syrienne », conclut-il.
Le ministre des Finances, Mohammad Chatah, a indiqué hier qu'il existe une solution pour la crise du budget issue du conflit entre les présidents Siniora et Berry sur le Conseil du Sud. Il a cependant précisé qu'il est prêt à étudier le dossier sous un angle positif, mais pour un véritable traitement de fond, et non par la voie des surenchères faciles. Il a ainsi souhaité qu'une éventuelle rencontre entre les deux présidents Berry et Siniora « ne constitue pas une réconciliation superficielle. Car ce n'est pas d'accolade qu'il s'agit, mais d'une question qui doit être examinée avec sérieux. » À son avis, confié aux ondes de Radio Liban libre, le problème est à la fois simple et...
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