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Liban

Solana : L’UE souhaite que le dialogue interlibanais se poursuive après les élections

Arrivé hier à 12h30 à l'aéroport, où il a été accueilli par le ministre des AE Faouzi Salloukh, le chef de la diplomatie européenne Javier Solana a aussitôt entamé ses réunions avec les responsables libanais. Il s'est d'abord rendu à Aïn el-Tiné où il a été reçu par le président de la Chambre Nabih Berry, en présence du député Ali Bazzi et du conseiller Ali Hamdane. À la fin de l'entretien, Solana s'est contenté d'une brève déclaration avant de se rendre à Baabda où il a effectué un tour d'horizon local, régional et international avec le président Michel Sleiman.
Le chef de la diplomatie européenne s'est ensuite rendu au Sérail où il a eu un entretien d'une heure avec le Premier ministre Fouad Siniora. Il a donné une rapide conférence de presse dans laquelle il a surtout évoqué les questions régionales, le dialogue interpalestinien et la prochaine rencontre de Charm el-Cheikh pour la reconstruction de Gaza, ainsi que le sommet arabe qui doit se tenir à la fin du mois de mars à Doha. Javier Solana a précisé que la situation économique au Liban est préférable à celle de nombreux pays largement atteints par la crise. Il a aussi salué le dialogue entamé entre les différentes parties libanaises et encouragé la séance de la table de dialogue qui s'ouvre lundi prochain. Solana a reconnu que le Liban entre en période électorale, mais il a émis le souhait que le dialogue interne se poursuive pendant cette période et même après les élections. En réponse à une question, il a affirmé que l'Union européenne maintiendra ses relations avec le Liban, quelle que soit la partie qui remportera les élections législatives.
Interrogé sur les relations libano-syriennes, Javier Solana a affirmé que, depuis l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays, il n'a rien à dire, ceux-ci étant souverains et indépendants. Il a toutefois exprimé le souhait que l'échange d'ambassadeurs entre Beyrouth et Damas se fasse dans les plus brefs délais. Le chef de la diplomatie européenne a encore exprimé sa satisfaction concernant le début des travaux du tribunal spécial pour le Liban et il a précisé qu'il faut attendre comment les différents pays coopéreront avec ce tribunal. « En principe, a-t-il ajouté, tous devraient le faire avec sincérité. »
Solana a déploré les derniers événements dans la région et il a insisté sur la nécessité d'aboutir à un cessez-le-feu entre Gaza et Israël, mais il a estimé que le dialogue interpalestinien est placé sous la responsabilité des Égyptiens. Il a encore estimé que le début de rapprochement entre l'Arabie saoudite, la Syrie, le Qatar et l'Égypte est de bon augure et il a souhaité que cette tendance se précise au cours du sommet arabe qui se tiendra à la fin du mois de mars à Doha. Solana a encore exprimé l'appui de l'Union européenne à la formation d'un gouvernement palestinien d'union nationale, qui se chargerait de gérer la reconstruction de Gaza et d'organiser de nouvelles élections.
Solana venait de Damas. Il s'est envolé dans l'après-midi pour Le Caire dans le cadre de sa tournée régionale qui vise, selon toute probabilité, à écouter les différents scénarios depuis l'annonce des résultats des élections israéliennes...
Arrivé hier à 12h30 à l'aéroport, où il a été accueilli par le ministre des AE Faouzi Salloukh, le chef de la diplomatie européenne Javier Solana a aussitôt entamé ses réunions avec les responsables libanais. Il s'est d'abord rendu à Aïn el-Tiné où il a été reçu par le président de la Chambre Nabih Berry, en présence du député Ali Bazzi et du conseiller Ali Hamdane. À la fin de l'entretien, Solana s'est contenté d'une brève déclaration avant de se rendre à Baabda où il a effectué un tour d'horizon local, régional et international avec le président Michel Sleiman. Le chef de la diplomatie européenne s'est ensuite rendu au...
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