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Israël : Peres charge formellement Netanyahu de former le gouvernement

Le président israélien Shimon Peres a formellement chargé vendredi le chef de la droite Benjamin Netanyahu de former le gouvernement issu des élections du 10 février. M. Peres a reçu M. Netanyahu à la présidence à Jérusalem, où il lui a remis selon l'usage une lettre dans laquelle il le charge de former le gouvernement.

Le chef du parti Likoud a quant à lui remis au président une lettre dans laquelle il accepte formellement la charge.

M. Netanyahu dispose d'un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours, pour obtenir l'aval de la Knesset à son gouvernement.

Entretemps, la chef du Kadima, (centre droit), Tzipi Livni, a publiquement écarté la participation de son parti à un gouvernement dirigé par M. Netanyahu, chef du principal parti de l'opposition de droite, Likoud.

Le Kadima avait devancé d'un siège le Likoud aux législatives, en obtenant 28 sièges contre 27 à son adversaire, mais M. Netanyahu dispose d'une majorité au Parlement avec l'alliance des partis d'extrême droite et religieux.

Cette décision a été prise après l'échec d'une ultime tentative de M. Peres de convaincre M. Netanyahu et Mme Livni de former un gouvernement d'union dirigé par le premier.

Dès qu'il sera officiellement désigné par M. Peres, M. Netanyahu disposera d'un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours, pour obtenir l'aval de la Knesset.

"Les choses sont désormais claires. C'est un Gouvernement sans vision politique" que M. Netanyahu met en place, a déclaré Mme Livni à la radio publique. "Un tel gouvernement n'a aucune valeur et je ne lui servirai pas de caution", a-t-elle souligné.

Elle a réaffirmé que le Kadima "veut une solution de paix basée sur deux États", un État palestinien aux côtés d'Israël, accusant le futur gouvernement Netanyahu, basé sur l'extrême droite, de s'y opposer.

M. Peres s'était efforcé lors de ses consultations de convaincre les deux principaux partis d'Israël de s'unir pour éviter un cabinet restreint qui risque d'enterrer le processus de paix avec les Palestiniens.

M. Netanyahu avait dit qu'il inviterait Mme Livni à entrer dans son gouvernement dès que le président l'aurait formellement désigné, "vu les grands défis auxquels Israël doit faire face: l'Iran, le terrorisme, la crise économique".

Toutefois, il entend fonder à ce stade ce gouvernement sur une alliance avec l'extrême droite (laïque ou religieuse) et les partis ultra-orthodoxes, qui lui garantit une majorité de 65 députés sur 120.

Mme Livni avait déjà écarté à l'avance son entrée dans un tel cabinet après avoir en vain demandé la constitution d'un gouvernement qu'elle dirigerait en permutation avec M. Netanyahu.

La veille, elle avait annoncé par message téléphonique aux 80.000 membres du parti qu'elle entendait "aller dans l'opposition pour représenter une alternative".

Hostile à la création d'un État palestinien qui disposerait d'une réelle souveraineté, M. Netanyahu avait maintenu toutefois la flou sur ses intentions lors de sa campagne électorale.


Le chef du parti Likoud a quant à lui remis au président une lettre dans laquelle il accepte formellement la charge.
M. Netanyahu dispose d'un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours, pour obtenir l'aval de la Knesset à son gouvernement.
Entretemps, la chef du Kadima, (centre droit), Tzipi Livni, a publiquement écarté la participation de son parti à un gouvernement dirigé par M. Netanyahu, chef du principal parti de l'opposition de droite, Likoud.
Le Kadima avait devancé d'un siège le Likoud aux législatives, en obtenant 28 sièges contre 27 à son adversaire, mais M. Netanyahu dispose d'une majorité au Parlement avec l'alliance des partis d'extrême droite et religieux.
Cette décision a été prise après...