Il s'agit de la première visite d'un ministre allemand des Affaires étrangères en Irak depuis 1987, a indiqué le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari lors d'une conférence de presse avec M. Steinmeier.
« L'Irak veut développer ses relations historiques avec l'Allemagne (...). C'est un membre important de l'Union européenne et nous avons discuté aujourd'hui de son soutien à l'Irak, du processus politique et de la reconstruction », a souligné M. Zebari. Pour sa part, le Premier ministre Nouri al-Maliki a appelé les compagnies allemandes « à venir travailler dans le pays, d'autant que les Irakiens ont confiance en elles ».
Pour sa part, M. Steinmeier, qui a aussi rencontré le président Jalal Talabani, a annoncé l'ouverture prochaine de bureaux de Siemens et Mercedes en Irak. Il a également indiqué que l'Allemagne aiderait l'Irak dans la préservation de son patrimoine archéologique. En outre, un accord a été signé pour l'ouverture d'une université irako-allemande.
Juste avant son départ pour l'Irak, M. Steinmeier avait déclaré : « Ces mois derniers, le gouvernement irakien a connu d'importants succès en matière de stabilisation politique (...). Nous voulons soutenir ce nouvel Irak sur la voie de la consolidation démocratique et de l'équilibre pacifique entre les religions et les ethnies. » Évoquant cette visite, M. Maliki a affirmé, dans une interview publiée mardi par le quotidien allemand Bild, que son pays ne tenait pas rigueur à l'Allemagne de ne pas avoir participé à l'intervention de 2003 qui a renversé le dictateur Saddam Hussein.


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