Rechercher
Rechercher

Culture - Peinture

Du pop art français au Art Lounge

Au Art Lounge, une quinzaine de toiles pop art françaises témoignent de la vitalité, renouvelée, de ce courant pictural*.
On a pu penser que le pop art était resté confiné aux années 60-70 et qu'il était un peu passé de mode. Erreur! Ce courant pictural célébrant la culture populaire continue de marquer des générations d'artistes - Jeff Koons, à titre d'exemple, en est l'un des plus fameux fils spirituels - et de faire des adeptes.
«Art populaire, éphémère, consommable, peu coûteux, produit en série, jeune, spirituel, sexy, séduisant», selon la célèbre définition d'Andy Warhol. Son influence s'exprime toujours par une symbolique faite de références aux produits de consommation, au cinéma, à la bédé et aux superhéros, mais aussi aux mangas, graffitis et sigles du glamour. Le tout, traité d'une palette de couleurs vives et contrastées.
Au Art Lounge, une quinzaine de toiles - dont certaines signées d'artistes cotés, comme Philippe Huart ou Kokian - mettent en lumière les variétés actuelles de ce courant.
Hyperréalisme chez Philippe Huart, figure emblématique du pop art français d'aujourd'hui, qui met l'accent dans ses huiles sur toile, au format carré, sur la relation que nous entretenons aux objets qui peuplent notre univers.
Couleurs clinquantes, peinture lisse aux contours nets, modifications d'échelle et division de la toile en deux parties antagonistes, séparées par un mot aux caractères typographiques, signent la facture de cet artiste au pinceau trempé dans une réflexion ironique sur l'état du monde dans lequel nous évoluons.

Des murs aux toiles
Autre artiste à l'iconographie très identifiable, Kokian a évolué du tag sur les murs de Paris vers une peinture adoubée des galeristes et marchands d'art. Composés de collages de BD, de coupures de magazines, d'écritures et de graffitis aux couleurs éclatantes sur fond noir, ses grands tableaux carrés sont souvent hantés par la silhouette, au tracé primitif, de Chola, sa gouvernante!
Même parcours mais style différent chez Guillaume Moretton, lui aussi issu de l'art urbain, qui engorge ses toiles de coupures de magazines, de bédés et de figures iconiques hautes en couleur.
Idem pour Spark, Franco-Belge vivant à Paris, qui mêle caricature, bédés, symboles ancestraux et publicitaires dans des œuvres aux confluents de la culture pop américaine et de l'art urbain européen.

Thriller glamour
Marc Ferrero, par contre - dont toute la production artistique se concentre sur la narration picturale d'une histoire intitulée La Comitive (une sorte de thriller qui se passe à New York, mettant en scène des personnages glamour) - place ses héroïnes sophistiquées dans des cadrages cinématographiques, parsemés de sigles du monde du luxe.
Plus traditionnellement pop art, les acryliques de l'artiste d'origine belge, François Coorens, célèbrent les pin up et la «goldomania». Tandis que plus «intellectualisantes», les sérigraphies de Noël Verin (le plus âgé de ces artistes, tous trentenaires en moyenne), à travers les figures iconiques de Mao ou des manifestants de mai 68, déroulent avec dérision la marche du siècle. Normal pour cet artiste qui a côtoyé Kandinsky et Léger!

* Art Lounge, La Quarantaine, Corniche du fleuve. 03/997676.
On a pu penser que le pop art était resté confiné aux années 60-70 et qu'il était un peu passé de mode. Erreur! Ce courant pictural célébrant la culture populaire continue de marquer des générations d'artistes - Jeff Koons, à titre d'exemple, en est l'un des plus fameux fils spirituels - et de faire des adeptes. «Art populaire, éphémère, consommable, peu coûteux, produit en série, jeune, spirituel, sexy, séduisant», selon la célèbre définition d'Andy Warhol. Son influence s'exprime toujours par une symbolique faite de références aux produits de consommation, au cinéma, à la bédé et aux superhéros, mais aussi aux mangas, graffitis et sigles...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut