« Mes meilleurs chances, c'était en super-G et en supercombiné », a rappelé le grand (1,95 m) Norvégien. Le skieur d'acier ne les a pas gâchées, empochant le bronze de l'épreuve de vitesse et l'or dans la course des polyvalents.
Svindal est un faux modeste. Il s'était quand même classé 4e du géant de Coupe du monde à Val-d'Isère, le 13 décembre dernier, après avoir signé le 2e chrono sur le premier parcours.
Discipline école et confluence des talents, le slalom géant propose un large éventail de médaillables. Leader de la Coupe du monde de la spécialité, dont il est également champion olympique, Raich reste la valeur sûre. Cette saison, il a remporté les épreuves de Beaver Creek (États-Unis) et Adelboden (Suisse), mais il était sorti au bout de quelques portes à Val-d'Isère, dans la première manche.
Après la désillusion lundi en supercombiné - élimination dès la descente -, « Benni » avait regagné sa vallée du Pitztal (Sud-Ouest) pour une journée d'entraînement. De retour en Haute-Tarentaise mercredi, il a refusé le rôle de sauveur de la patrie.
« Ce serait trop de pression même si je sais qu'on compte sur moi. Et je me compte bien sûr parmi ceux qui peuvent monter sur le podium, mais derrière Janka et Blardone, au niveau de Mölgg, Svindal, Cuche », a expliqué Benjamin Raich.
L'Autriche n'a pas gagné de médaille dans les épreuves masculines de vitesse aux Mondiaux 2009, ce qui n'était plus arrivé depuis 20 ans. Elle a fait également chou blanc en supercombiné.
Avec sa liste longue, Raich passe en revue ceux qui avaient occupé le haut du classement il y a deux mois sur la Face de Bellevarde. Le Suisse Carlo Janka, Grison de 22 ans, y avait révélé dans la tempête de neige son talent et sa force de caractère.
Blardone, lui, a régulièrement raté les rendez-vous majeurs. Pur géantiste, le Piémontais trouve la chance de sa vie sur une pente raide, même s'il manquera la glace vive qui lui plaît tant.
Le nom de son compatriote Manfred Mölgg, plus attendu pour le slalom dominical, est également chuchoté à l'heure des pronostics.
Avec ses deux médailles en vitesse - or du super-G, argent en descente -, Cuche a démontré qu'il était taillé pour la Bellevarde.
L'Américain Bode Miller, qui a émis l'intention de se retirer en fin de saison, est un cas à part. Il faut remonter à deux saisons pour lui trouver un podium dans la discipline. Et il a lancé des messages contradictoires sur son appétence pour la piste. Son compatriote Ted Ligety est une vraie chance.
La France, sur son terrain, propose une formation équilibrée.
« Nous sommes quatre à pouvoir jouer le podium. C'est une manière de répartir la pression », a souligné Jean-Baptiste Grange. Et Gauthier de Tessières, 3e le 13 décembre, ambitionne de se répéter.

