Mais au-delà de l'effervescence causée par l'arrivée de la légende argentine dans la cité phocéenne, Raymond Domenech a bien d'autres raisons de prendre au sérieux cette opposition. Le sélectionneur est entièrement tourné vers la double confrontation contre la Lituanie (28 mars à Kaunas, 1er avril au stade de France) et son choix de joueurs a été entièrement guidé par ce double objectif.
Hormis les convocations de Cédric Carrasso (3e gardien) et de Mouhamadou Dabo,, le patron des Bleus a fait dans le classique, histoire de voir une dernière fois à l'œuvre ses forces vives et peut-être aussi de se prémunir contre une déculottée, toujours redoutée avec le trio Messi-Tevez-Agüero.
La défense décimée
Malgré l'appel à des habitués de la sélection, des questions demeurent toutefois encore sans réponse et le match contre l'Argentine doit surtout servir de test en vue des qualifications pour la Coupe du monde.
Si Mandanda a été confirmé comme le gardien n° 1, à fortiori devant son public du Vélodrome, la tâche de Domenech n'a pas été facilitée par les indisponibilités qui ont décimé le côté gauche de son arrière-garde (Evra, Clichy, Escudé).
La défense reste plus que jamais un chantier permanent et le sélectionneur n'a toujours pas réussi à aligner son quatuor idéal (Sagna-Gallas-Abidal-Evra).
Abidal sera-t-il décalé sur le côté gauche face au feu follet Messi ou retrouvera-t-il l'axe de la défense aux côtés de Gallas ? Dans ce dernier cas, confier à Dabo le soin de museler l'un des meilleurs joueurs de la planète pourrait s'avérer désastreux..
En attaque, il s'agira également de voir où en est le duel entre Anelka et Benzema pour l'unique place d'avant-centre des Bleus dans un système en 4-2-3-1.
Gourcuff, qui semble payer les efforts produits au cours d'une saison harassante, sera également surveillé de très près par ses entraîneurs (Domenech, Laurent Blanc) et par les milieux sud-américains qui ont sûrement préparé un piège pour neutraliser la dernière petite merveille du football français.

