S'adressant au nom du comité d'études du CPL, Hanna el-Hajj a évoqué le document d'entente signé entre le Hezbollah et le CPL, affirmant que cet accord a « constitué un phénomène national par excellence et un trait d'union entre deux cultures contradictoires, la culture de la belligérance face à la culture de la paix, du dialogue, de l'ouverture et de l'acceptation de l'autre ».
« Pourquoi les leaders politiques appellent-ils à la laïcité tout en entraînant les religieux dans la sphère politique ? Pourquoi ces derniers sont-ils tant attirés par le politique ? » s'est interrogé à son tour le vice-Premier ministre, Issam Abou Jamra. Et de répondre : « En réalité, c'est lorsque les hommes politiques s'affaiblissent que les religieux reprennent du poil de la bête à tel point que les responsables des institutions sont dorénavant des représentants de leurs communautés. »
Le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, a défini pour sa part l'emploi du terme « État civique », estimant que cette terminologie pourrait constituer une issue par rapport au concept de l'État laïc qui, au Liban, pourrait avoir un écho et des interprétations qui ne seraient pas acceptés du fait de nos prédispositions culturelles.
Le membre du comité exécutif du Hezbollah, Ghaleb Abou Zaynab, a pris à son tour la parole pour insister sur le fait que l'accord d'entente entre le parti chiite et le CPL est une opération efficace pour la construction de l'État.
« Malgré sa prétention à une République islamique sous le plafond du Liban, le Hezbollah doit accepter l'autre en optant pour un choix réaliste que détermine l'essence même de l'homme », a-t-il dit avant de conclure sur la nécessité de poursuivre l'application de Taëf pour ce qui est de l'État civil en adaptant ses résultats à la lumière de la réalité politique et des développements sociaux.

