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Actualités - Chronologie

Finance Le taux de dollarisation à 69 %

Dans le cadre de sa réunion mensuelle avec les membres de l’Association des banques, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a estimé hier que le secteur bancaire bénéficiait des liquidités nécessaires pour subvenir aux besoins des secteurs privé et public. Il a souligné que l’excédent de la balance des paiements s’élève à plus de 3,5 milliards de dollars, donnant aux banques une marge de manœuvre importante, confortée par une série d’indicateurs économiques favorables. Selon lui, la consommation locale a augmenté de 40 % en 2008 par rapport à l’année précédente, et ce rythme devrait se poursuivre en 2009. La croissance économique devrait également dépasser 7 % en 2008, a-t-il ajouté. En se basant sur ces indicateurs, combinés à l’excédent de la balance des paiements et aux liquidités disponibles dans le secteur bancaire, le gouverneur a écarté un resserrement du crédit et prévu une croissance positive si la situation politique et sécuritaire ne se détériore pas. M. Salamé a également souligné que le mouvement de conversion vers la livre se poursuit, le taux de dollarisation ayant baissé à 69 %, en appelant les banques à favoriser les crédits en monnaie locale. À cet égard, il a indiqué que la politique de subvention des taux d’intérêt se poursuit pour les crédits à l’habitat et les secteurs productifs, en évoquant des initiatives à venir au niveau des subventions des taux d’intérêt et des réserves obligatoires. Le gouverneur a ainsi rappelé que des circulaires permettent une exonération des réserves obligatoires pour certains prêts, une mesure de nature à encourager les crédits en livres. Il a ensuite affirmé que la BDL est engagée à poursuivre une politique de stabilité des taux malgré l’amélioration des conditions monétaires et la baisse de l’inflation. Le gouverneur a par ailleurs appelé les banques à capitaliser une part importante de leurs bénéfices de 2008 pour renforcer leur réputation. Il les a également encouragés à adopter comme base pour les taux créditeurs le taux « Beirut dollar base rate » au lieu du taux « Libor » pour ne pas créer un déséquilibre. Pour sa part, le président de l’Association des banques, François Bassile, a estimé que les opérateurs seront réticents à accepter les taux élevés servis sur les crédits en livres, ce à quoi le gouverneur a répondu qu’il existe un mécanisme de subvention des prêts destinés aux investissements.
Dans le cadre de sa réunion mensuelle avec les membres de l’Association des banques, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a estimé hier que le secteur bancaire bénéficiait des liquidités nécessaires pour subvenir aux besoins des secteurs privé et public. Il a souligné que l’excédent de la balance des paiements s’élève à plus de 3,5 milliards de dollars, donnant aux banques une marge de manœuvre importante, confortée par une série d’indicateurs économiques favorables. Selon lui, la consommation locale a augmenté de 40 % en 2008 par rapport à l’année précédente, et ce rythme devrait se poursuivre en 2009. La croissance économique devrait également dépasser 7 % en 2008, a-t-il ajouté.
En se basant sur ces indicateurs, combinés à l’excédent de la balance des paiements et aux liquidités...