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Actualités - Chronologie

Bloc centriste : le 8 Mars en appelle à Sleiman

Le débat autour de l’éventuelle constitution d’un bloc centriste, dans la perspective des prochaines législatives, se poursuit dans les milieux politiques, alors que le président Michel Sleiman réaffirme qu’il n’est pour rien dans cette polémique. Le chef de l’État a indiqué qu’il n’a pas l’intention de s’engager dans la querelle à ce sujet ou de soutenir des candidats déterminés. Il a en revanche insisté sur le fait qu’il sera le garant d’élections régulières et libres. Michel Sleiman a affirmé qu’il ne s’opposera pas aux indépendants qui remporteront les élections et qui voudraient par la suite faire partie d’un bloc centriste ou indépendant. « Chaque député a la liberté de choix politique », a-t-il insisté. Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, ne cache pas pour sa part son enthousiasme pour la présence d’un tel bloc. Il a réaffirmé samedi son attachement à cette formule. « Lorsque ce bloc penchera pour le nord ou le sud, tout se passera plus facilement », a-t-il indiqué avant de souligner que celui-ci n’est pas dirigé contre le général Michel Aoun et qu’il sera composé de toutes les communautés. Dans les rangs du 8 Mars, l’opposition à un éventuel bloc centriste reste des plus farouches. Le chef des Marada, l’ancien ministre Sleimane Frangié, a ainsi demandé au président d’en rejeter l’idée et de barrer la voie « à ceux qui tentent de s’exprimer en son nom ». Dans une interview à la télévision, il a estimé que les personnalités appelées à faire partie de ce bloc sont soit membres, soit proches du 14 Mars. « De plus, pourquoi n’est-il formé que dans les régions où le général Michel Aoun est influent ? » s’est interrogé M. Frangié. Selon lui, un bloc centriste « authentique » devrait être formé de deux listes, l’une appartenant à la majorité et l’autre à l’opposition. De son côté, le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, a estimé que le bloc centriste ne peut plus être considéré comme étant indépendant « dans la mesure où il a obtenu l’appui de la majorité ». « Leur jeu a été ainsi dévoilé et le rôle de chacun est apparu », a-t-il dit. Selon le site d’informations, Nowlebanon, des représentants du 8 Mars ont informé le président, il y a deux semaines, qu’il ne doit pas accepter d’être impliqué dans une bataille électorale « qui risque de nuire à son aura et à son prestige ». La délégation qui était formée de représentants des principales composantes de l’opposition a affirmé que le 8 Mars « refuse de renoncer à n’importe quel siège au profit d’une autre partie et a l’intention de s’engager dans la bataille électorale de toutes ses forces ». Selon des sources de l’opposition, toujours citées par Nowlebanon, le commandement syrien, qui doit recevoir mercredi le ministre de la Défense, Élias Murr, lui expliquera que l’alliance Aoun-8 Mars est disposée à accorder aux Murr un bloc de trois députés, en contrepartie d’une alliance au Metn-Nord, à Beyrouth, Jbeil et au Kesrouan.
Le débat autour de l’éventuelle constitution d’un bloc centriste, dans la perspective des prochaines législatives, se poursuit dans les milieux politiques, alors que le président Michel Sleiman réaffirme qu’il n’est pour rien dans cette polémique.
Le chef de l’État a indiqué qu’il n’a pas l’intention de s’engager dans la querelle à ce sujet ou de soutenir des candidats déterminés. Il a en revanche insisté sur le fait qu’il sera le garant d’élections régulières et libres. Michel Sleiman a affirmé qu’il ne s’opposera pas aux indépendants qui remporteront les élections et qui voudraient par la suite faire partie d’un bloc centriste ou indépendant. « Chaque député a la liberté de choix politique », a-t-il insisté.
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, ne cache pas pour sa...