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Actualités - Chronologie

Obama : Mitchell au PO le plus vite possible

WASHINGTON - Irène MOSALLI Le président américain Barack Obama a demandé hier à Washington l’ouverture des frontières et des points de passage vers la bande de Gaza « pour permettre l’acheminement de l’aide internationale et les échanges commerciaux, avec les observateurs appropriés et la participation de l’Autorité palestinienne et de la communauté internationale ». « Les secours devraient pouvoir atteindre les Palestiniens innocents qui en dépendent », a ajouté le président au cours d’une visite au département d’État américain destinée à montrer l’importance qu’il accorde à la diplomatie et son unité de vues avec sa nouvelle secrétaire d’État, Hillary Clinton. Il a également indiqué que George Mitchell, le nouvel émissaire américain pour le Proche-Orient, ira dans la région le plus vite possible « pour aider les parties en présence à garantir que le cessez-le-feu qui a été obtenu devienne durable et viable ». L’ancien sénateur George Mitchell, artisan de la paix en Irlande du Nord, avait été confirmé quelques minutes plus tôt par la nouvelle secrétaire d’État, Hillary Clinton, au poste d’émissaire pour le Proche-Orient. « Je m’engage à déployer tous les efforts pour chercher à parvenir à la paix et à la stabilité au Proche-Orient », a déclaré M. Mitchell, 75 ans, en acceptant sa nomination. Tout en reconnaissant que la tâche était difficile, il a déclaré que cela ne voulait pas dire que les conflits complexes ne doivent pas prendre fin. M. Mitchell a également raconté avoir dit, par le passé, à un représentant de la communauté juive, que les Irlandais avaient été frères ennemis pendant 800 ans. Ce à quoi son interlocuteur avait répondu que pour les Juifs, 800 ce n’est pas beaucoup. Les conflits ne sont pas faits pour durer, avait alors insisté M. Mitchell, qui a rappelé qu’il avait fallu passer par quelque 700 négociations pour parvenir à la paix en Irlande. Plus tôt, Hillary Clinton, qui a investi hier le département d’État, avait promis d’œuvrer en vue « d’une paix durable » au Proche-Orient lors d’un entretien téléphonique avec le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas. Mme Clinton « a parlé de la nécessité de soutenir le président Abbas et l’Autorité palestinienne pour parvenir à une paix juste et durable le plus rapidement possible », a déclaré à l’AFP le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina. Hillary Clinton a également assuré que les États-Unis entraient dans une « nouvelle ère » et a promis « une diplomatie forte » aux diplomates américains dont elle a pris la tête hier. Elle a aussi promis une administration unie au millier d’employés du département d’État qui lui ont réservé un accueil enthousiaste. Barack Obama a également abordé la question de l’Afghanistan, soulignant que « le peuple américain et la communauté internationale doivent comprendre que la situation est périlleuse et qu’il faudra du temps pour faire des progrès ». Il a dressé un tableau très sombre de la situation dans le pays, où des dizaines de milliers de soldats de l’OTAN tentent de mater l’insurrection des talibans qui menace le gouvernement fragile de Hamid Karzaï. « La violence connaît un accroissement spectaculaire en Afghanistan. Une insurrection mortelle a pris racine, le trafic de l’opium est de très loin le plus important au monde, le gouvernement afghan s’est montré incapable d’assurer les services de base et el-Qaëda et les talibans frappent à partir de bases dans des zones tribales difficiles d’accès le long de la frontière pakistanaise », a dit le président. Signe de l’engagement du président sur ce dossier, Hillary Clinton a également annoncé la nomination de l’ancien ambassadeur auprès des Nations unies, Richard Holbrooke, au poste d’émissaire pour l’Afghanistan et le Pakistan. Après la nomination de MM. Holbrooke et Mitchell, le vice-président, Joe Biden, a déclaré que « nous avons maintenant avec nous les deux gros calibres de la diplomatie ». (Avec agences).
WASHINGTON -
Irène MOSALLI

Le président américain Barack Obama a demandé hier à Washington l’ouverture des frontières et des points de passage vers la bande de Gaza « pour permettre l’acheminement de l’aide internationale et les échanges commerciaux, avec les observateurs appropriés et la participation de l’Autorité palestinienne et de la communauté internationale ». « Les secours devraient pouvoir atteindre les Palestiniens innocents qui en dépendent », a ajouté le président au cours d’une visite au département d’État américain destinée à montrer l’importance qu’il accorde à la diplomatie et son unité de vues avec sa nouvelle secrétaire d’État, Hillary Clinton.
Il a également indiqué que George Mitchell, le nouvel émissaire américain pour le Proche-Orient, ira dans la région le plus...