France
Polémique sur le « citoyen d’honneur » Barghouthi
Le maire PCF de Stains (Seine-Saint-Denis) a annoncé hier son refus d’obéir à une injonction de la préfecture qui lui demande d’annuler une décision de son conseil faisant « citoyen d’honneur » Marwan Barghouthi, le leader du Fateh en Cisjordanie emprisonné en Israël. Cet hommage à « une personne aussi controversée » constitue une « erreur manifeste d’appréciation » et a donné lieu « à de vives polémiques locales susceptibles de susciter des troubles à l’ordre public », argumente le sous-préfet de Saint-Denis Olivier Dubaut. S’agissant du danger de « laisser “transposer” le conflit israélo-palestinien », le maire affirme « gérer ces questions avec un grand esprit de responsabilité », et « les Stanois, dans leur grande majorité, sont parfaitement capables de comprendre que le problème du Proche-Orient n’est pas un problème religieux, qu’il est essentiellement politique ». M. Beaumale déplore « l’étroitesse de vue » du sous-préfet pour qui il y a une « absence d’intérêt local » à soutenir M. Barghouthi, et revendique « un devoir de solidarité avec le peuple palestinien privé de ses droits depuis 60 ans ».
RDCongo
L’armée rwandaise traque les rebelles hutus
La traque des rebelles hutus rwandais réfugiés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDCongo) depuis le génocide au Rwanda de 1994 a commencé hier, avec l’entrée d’au moins un bataillon de soldats rwandais au nord de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. Kigali et Kinshasa avaient annoncé le 5 décembre leur intention de combattre ensemble les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), réfugiées dans l’est de RDCongo. « C’est une opération menée par les FARDC (armée congolaise), appuyées par la Monuc » (Mission des Nations unies en RDCongo), a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. L’armée rwandaise a notamment l’intention de se diriger vers Rutshuru (100 km au nord-est de Goma), territoire du chef historique de la rébellion à majorité tutsi du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP), Laurent Nkunda, et où se trouve aussi l’essentiel des 6 000 hommes du FDLR, selon les sources militaires.
Zimbabwe
Échec des pourparlers entre le gouvernement
et l’opposition
Les pourparlers politiques entre le président Robert Mugabe et l’opposition au Zimbabwe sur la mise en œuvre de l’accord de principe du 15 septembre sur un partage du pouvoir se sont achevés lundi sur un échec, a annoncé un responsable de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe. De son côté, Morgan Tsvangirai, chef de l’opposition, a confirmé qu’aucun accord ne s’était dégagé des négociations. « Pour nous, au Mouvement pour le changement démocratique (MDC), c’est vraisemblablement le jour le plus sombre de notre existence. Je suis sûr que toute la nation attend avec angoisse que cette crise prenne fin », a-t-il dit aux journalistes, en invitant le parti au pouvoir, la ZANU-PF, à faire des concessions. Lundi, le MDC de Morgan Tsvangirai a maintenu son exigence de contrôler plusieurs ministères-clés (Intérieur, Finances, Information) avant la formation d’un gouvernement d’union nationale sous la présidence de Robert Mugabe.
Grèce
L’armateur kidnappé libéré contre une forte rançon
Péricles Panagopoulos, l’armateur âgé de 74 ans enlevé le 12 janvier par des inconnus, a été libéré dans la nuit de lundi à mardi près d’Athènes par ses ravisseurs après le versement par sa famille de la plus forte rançon jamais payée en Grèce, selon la police et les médias. L’armateur a été découvert par une patrouille de police, assis sur un banc sur un parking proche de la zone industrielle d’Aspropyrgos, à l’ouest de la capitale, où ses ravisseurs avaient prévenu la famille qu’ils l’avaient libéré, selon la police. Selon les médias grecs, il a été libéré après le versement par sa famille d’une rançon d’environ 30 millions d’euros. M. Panagopoulos a indiqué que les ravisseurs s’étaient comportés d’« une manière juste et polie ».
Russie
La piste professionnelle privilégiée après le meurtre d’un avocat
Le parquet russe a indiqué hier que l’avocat spécialiste des droits de l’homme Stanislav Markelov, tué la veille à Moscou, avait sans doute été abattu en raison de son travail. L’avocat a été abattu lundi soir, ainsi qu’une jeune journaliste, Anastassia Babourova, qui l’accompagnait. Le parquet estime cependant que le tueur avait « pour cible principale » Me Markelov. Le double meurtre a eu lieu en plein jour et dans une rue animée alors que Me Markelov venait de dénoncer à une conférence de presse la libération anticipée de l’ex-colonel russe Iouri Boudanov, condamné à 10 ans de prison en 2003 pour avoir étranglé trois ans plus tôt Elza Koungaïeva, une Tchétchène de 18 ans. Quelque deux cents personnes se sont rassemblées hier à Moscou, déposant des fleurs sur la neige encore ensanglantée et allumant des cierges.
Espagne
Coup de filet dans
les milieux islamistes
Dix personnes ont été arrêtées hier matin dans une opération menée dans les milieux islamistes en Espagne, dans les provinces de Madrid et Barcelone et dans l’archipel des Canaries, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Cette opération, dirigée par le juge Baltasar Garzon de l’Audience nationale, principale instance pénale espagnole, chargée notamment des dossiers antiterroristes, était « toujours en cours » à la mi-journée, selon cette source. Parmi les dix personnes arrêtées, six ont été interpellées dans la province de Barcelone (Nord-Est), a-t-on précisé. Ces six personnes venaient de différentes régions d’Espagne et étaient réunies au moment de leur arrestation, a indiqué une source judiciaire à l’AFP. Elles sont soupçonnées de « participation au financement » d’activités terroristes, notamment d’avoir commis des vols pour envoyer de l’argent au Pakistan, selon cette source. Plusieurs opérations ont déjà été menées en Espagne dans les milieux islamistes, particulièrement en Catalogne (Nord-Est).
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