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Tous avec Tsonga

Dans le sillage de Jo-Wilfried Tsonga, auteur d’une entrée rassurante hier, le camp français a réussi un raz de marée sans précédent au premier tour de l’Open d’Australie. Aux huit qualifiés de la veille sont venus s’ajouter dix nouveaux lauréats pour donner un total de 18 représentants au deuxième tour sur les 27 au départ. Un record depuis le début de l’ère Open en 1968 dans le tournoi qui annonce un avenir potentiellement radieux, surtout si les leaders continuent d’afficher un tel état de forme. Cela vaut surtout pour Tsonga, de loin le plus attendu. Parce que c’est le finaliste sortant à Melbourne et qu’il y est très populaire depuis. Mais aussi parce qu’on guettait des nouvelles de son dos après la lombalgie que le n° 1 français a contractée la semaine dernière à Sydney. « Eh bien, mon dos va de mieux en mieux », a rassuré le Manceau après son succès très propre sur l’Argentin Juan Monaco (6-4, 6-4, 6-0). Seul son début a été hésitant, le temps d’être mené deux jeux à zéro. « L’appréhension », a-t-il dit, rappelant qu’il y a cinq jours il ne pouvait « pratiquement pas marcher ». Sans forcer, il a ensuite largement dominé les débats face à Monaco qu’il n’a pas laissé respirer devant un public heureux de le retrouver. « Il me soutient à fond ici, ça donne envie de retourner sur le court pour faire lever la foule », a-t-il savouré après avoir exécuté sa rituelle « danse des pouces ». Gasquet dans la fournaise Ses deux poursuivants au classement français, Gilles Simon et Gaël Monfils, ont également convaincu face à l’Espagnol Pablo Andujar (6-4, 6-1, 6-1) et l’Argentin Martin Vassallo Arguello (6-1, 6-3, 7-5). « C’était le premier tour que j’avais envie de jouer », a résumé Simon. « J’ai aujourd’hui un niveau moyen plus élevé qu’avant », a constaté Monfils, seulement ennuyé par un service dont il a égaré le rythme quelque part entre le tournoi de Doha et Melbourne. Finalement, Richard Gasquet a été le seul du quatre majeur français à avoir sué sang et eau. D’abord parce qu’il a été programmé au moment où le thermomètre frisait les 40 degrés. « C’était violent. À la fin, je n’étais pas le plus frais du stade. » Mais aussi parce qu’il s’est compliqué la vie face à un adversaire, l’Argentin Diego Junquiera, qui ne disputait que le onzième match sur le grand circuit et qui venait de perdre 6-1, 6-2 face à Arnaud Clément à Doha. Un effet Escudé ? Après une bataille de trois heures et demie dans un four, le mérite de Gasquet n’est pas mince d’avoir préservé l’essentiel (6-7, 7-6, 6-3, 6-4). Trois autres Français ont encore plus transpiré que lui hier en allant au cinquième set. Si Florent Serra n’a pas tenu la distance, Arnaud Clément, face à l’Ukrainien Sergiy Stakhovsky, ainsi que le qualifié Sébastien De Chaunac, devant le Belge Steve Darcis, sont venus fournir le bataillon des qualifiés. Est-ce l’effet Nicolas Escudé, le nouveau capitaine de Fed Cup qui ne sait plus où donner de la tête à Melbourne ? Chez les filles, pourtant moins attendues, le bilan est tout aussi mirifique avec neuf qualifiées sur douze au total. « Les garçons ont fait une belle saison l’année dernière, alors ça nous a donné des idées », a suggéré Amélie Mauresmo en guise d’explication. L’ancienne n° 1 mondiale s’est, comme Tsonga, rassurée après un récent pépin à une cuisse en battant l’Ukrainienne Olga Govortsova (6-4, 6-3). « Tout va bien. Aucune douleur, aucune alerte. » Virginie Razzano, Séverine Brémond et Julie Coin ont profité de l’élan pour colorier Melbourne en bleu, blanc, rouge.
Dans le sillage de Jo-Wilfried Tsonga, auteur d’une entrée rassurante hier, le camp français a réussi un raz de marée sans précédent au premier tour de l’Open d’Australie.
Aux huit qualifiés de la veille sont venus s’ajouter dix nouveaux lauréats pour donner un total de 18 représentants au deuxième tour sur les 27 au départ. Un record depuis le début de l’ère Open en 1968 dans le tournoi qui annonce un avenir potentiellement radieux, surtout si les leaders continuent d’afficher un tel état de forme.
Cela vaut surtout pour Tsonga, de loin le plus attendu. Parce que c’est le finaliste sortant à Melbourne et qu’il y est très populaire depuis. Mais aussi parce qu’on guettait des nouvelles de son dos après la lombalgie que le n° 1 français a contractée la semaine dernière à Sydney.
« Eh bien, mon...