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Actualités - Chronologie

Le droit de réponse du général Émile Lahoud

Nous avons reçu du bureau de presse du général Émile Lahoud, ancien président de la République, le communiqué suivant : « J’ai lu avec quelque amertume et contrariété, « La feuille de route » de M. Michel Hajji Georgiou publiée à la page 2 de L’Orient-Le Jour du lundi 19 janvier 2009, sous un titre éloquent à la forme interrogative : « Retourner à l’ère Lahoud ? ». Mon amertume vient de ce qu’un journaliste, par ailleurs primé, doit pouvoir, dans un esprit d’objectivité, accepter qu’un groupe de manifestants quel qu’il soit puisse donner son opinion, en scandant un slogan, ou en brandissant une banderole. La liberté d’expression n’est pas l’apanage exclusif du politique ou du journaliste, bien au contraire, c’est au peuple que revient cette liberté, surtout quand il crie sa colère ou son désarroi. Accepter ne signifie pas adhérer aux propos tenus par des manifestants, mais ne pas leur reprocher d’avoir exprimé leur pensée. Des manifestions, beaucoup plus importantes en nombre, avaient déjà scandé des slogans plus tranchants et s’étaient livrées à un véritable lynchage, sans que la plume sensible de M. Hajji Georgiou ne daigne livrer son commentaire sur « l’inspiration » de ces manifestants. Quant à ma contrariété, elle provient du fait que M. Hajji Georgiou méconnaît complètement et délibérément les acquis de mon mandat. Cette partialité, synonyme d’injustice, exaspère d’autant plus que ce qu’on reproche le plus à ma personne, c’est précisément mon intransigeance face aux dangers et méfaits de la division nationale, de l’occupation du territoire, de l’insécurité et de la corruption. Cette attitude a généré la cohésion nationale, partant de la reconstruction et du rassemblement de l’armée, la libération de la majeure partie de notre territoire, partant de l’appui donné à la Résistance et de la stratégie de défense nationale reposant sur la complémentarité des moyens mis en œuvre pour protéger le pays contre les agressions de l’ennemi israélien, la stabilité sur le plan sécuritaire, comme en témoigne un célèbre rapport d’Interpol désignant le Liban comme le 1er pays du monde au niveau de la sécurité civile, et enfin la prospérité économique et la stabilité monétaire, partant de la conviction du chef de l’État que j’étais que la corruption, érigée en ligne de conduite politique et ne se limitant plus aux pratiques administratives, constituait un véritable danger contre lequel l’État devrait livrer un combat quotidien. Voilà pourquoi tous ces acquis et comportements salutaires devaient être absolument démantelés : c’est dans ce contexte que se situe l’assassinat du président Rafic Hariri, qui a créé une vague de fond, délibérément voulue par les commanditaires de l’attentat odieux pour balayer un pays qui a retrouvé la dignité nationale et sa place au rang des nations qui ont refusé l’oppression. M. Hajji Georgiou, dans sa feuille de route, a perdu le chemin : l’ère Lahoud est une continuité d’une école politique et nationale à laquelle appartient sa famille, qui a enseigné et pratiqué depuis toujours la résistance à l’occupant, depuis l’Ottoman, le refus des diktats des grandes puissances et de leur politique d’implantation d’axes régionaux (pacte de Bagdad) et la croyance sans faille en un Liban fort, c’est-à-dire bien ancré dans le droit des nations à défendre leur unité nationale et leur territoire. Vous devinez sans doute que dans ces parcours, les propos de M. Hajji Georgiou sont pour le moins légers et éphémères. » Général Émile LAHOUD Ancien président de la République.
Nous avons reçu du bureau de presse du général Émile Lahoud, ancien président de la République, le communiqué suivant :
« J’ai lu avec quelque amertume et contrariété, « La feuille de route » de M. Michel Hajji Georgiou publiée à la page 2 de L’Orient-Le Jour du lundi 19 janvier 2009, sous un titre éloquent à la forme interrogative : « Retourner à l’ère Lahoud ? ».
Mon amertume vient de ce qu’un journaliste, par ailleurs primé, doit pouvoir, dans un esprit d’objectivité, accepter qu’un groupe de manifestants quel qu’il soit puisse donner son opinion, en scandant un slogan, ou en brandissant une banderole. La liberté d’expression n’est pas l’apanage exclusif du politique ou du journaliste, bien au contraire, c’est au peuple que revient cette liberté, surtout quand il crie sa colère ou son...