Bien qu’ils se soient rendus à Koweït à bord d’avions séparés, le président de la République et le Premier ministre ont coordonné leurs positions.
Fouad Siniora s’est ainsi rendu hier matin, avant l’ouverture de la séance inaugurale du sommet, à l’aile réservée au chef de l’État au palais Bayane et il s’est entretenu avec lui. Les deux hommes ont évoqué les circonstances dans lesquelles se déroule le sommet économique de Koweït et ils se sont mis d’accord pour appeler à l’entente et à l’unité entre les dirigeants arabes. Michel Sleiman a estimé qu’il faut déployer tous les efforts nécessaires pour aboutir à une vision commune arabe permettant d’affronter la situation actuelle.
Le président et le Premier ministre se sont ensuite rendus à la séance inaugurale. À son arrivée dans la salle des congrès, le chef de l’État a été accueilli par l’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Jaber al-Sabah, qui l’a mené vers un salon annexe, dans lequel se sont retrouvés tous les dirigeants et chefs de délégation arabes, avant de prendre la photo-souvenir du sommet.
De nombreux orateurs ont pris la parole pendant la séance inaugurale, notamment l’émir du Koweït, le roi Abdallah d’Arabie, le président égyptien Hosni Moubarak, le secrétaire général de l’ONU, celui de la Ligue arabe, le président du Sénégal... Dans l’après-midi, le président Sleiman a aussi participé à la séance à huis clos, au cours de laquelle ont lieu généralement les échanges les plus importants entre les dirigeants arabes.
Dans la soirée, Michel Sleiman a participé au dîner offert par l’émir du Koweït en l’honneur des dirigeants arabes.
Dans la soirée de dimanche, le président Sleiman avait été l’invité d’honneur du dîner donné par le président du Parlement koweïtien, Jassem Mohammad al-Khorafi. Il avait prononcé une courte allocution dans laquelle il avait insisté sur l’importance de « renforcer les points communs entre les pays arabes pour pouvoir affronter les dangers qui nous menacent tous ».
Le président a commencé par remercier son hôte pour l’accueil qui lui a été réservé et pour la tenue de ce sommet à un moment critique de la vie du monde arabe, au cours duquel « Gaza est la cible d’une terrible agression israélienne ». Michel Sleiman a ajouté que l’offensive israélienne n’est plus seulement une menace pour la sécurité des pays arabes, elle touche désormais aussi leurs économies, leurs sociétés et leurs cultures. « Face à tous ces défis, nous devons être plus unis que jamais. » Le chef de l’État a ensuite défini les problèmes économiques dont souffrent actuellement les pays arabes en commençant par la hausse du chômage et de la pauvreté, la réduction entre eux des échanges commerciaux et des investissements, ainsi que la fuite des capitaux arabes vers l’étranger. Il a aussi mis l’accent sur une infrastructure insuffisante, notamment en matière d’exploitation de l’eau et de la production de courant électrique, ainsi que dans le domaine de la technologie. Mais en dépit de ces constatations, le président a tenu à exprimer un certain optimisme, concernant notamment la situation économique du Liban. Il a rappelé qu’en dépit de la crise internationale, le Liban reste un lieu privilégié pour les investissements à cause de sa législation sage et la multiplicité des projets de développement privés et publics. Selon lui, le Liban reste un lieu accueillant pour les investisseurs arabes et jouit d’une grande stabilité monétaire, notamment dans le secteur bancaire, tout en offrant de nombreuses facilités sur le plan de la législation pour attirer les investisseurs. Le président Sleiman a rendu aussi hommage aux investisseurs koweïtiens et à l’aide apportée par ce pays au Liban à travers le Fonds koweïtien pour le développement économique et le Fonds arabe pour le développement économique, qui ont pris en charge des projets hydrauliques et électriques, ainsi que la construction de ponts et de routes dans plusieurs régions du pays. De même, le Fonds koweïtien s’est investi dans des projets de construction d’écoles et d’une cité universitaire au Liban.
De son côté, le chef du Parlement koweïtien a affirmé que le Koweït est la seconde patrie des Libanais. Il a aussi rappelé que le Liban s’est toujours tenu aux côtés du Koweït, même avant l’invasion de ce pays par l’Irak. Il a ensuite estimé que les liens entre les deux pays se sont renforcés et que les Koweïtiens font de leur mieux pour aider « leurs frères libanais ».
Au sujet du sommet enfin, Jassem Mohammad al-Khorafi a estimé qu’il était indispensable d’unifier les rangs arabes, à la manière dont les Libanais se sont ressaisis pour parvenir à surmonter leurs divisions.
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Fouad Siniora s’est ainsi rendu hier matin, avant l’ouverture de la séance inaugurale du sommet, à l’aile réservée au chef de l’État au palais Bayane et il s’est entretenu avec lui. Les deux hommes ont évoqué les circonstances dans lesquelles se déroule le sommet économique de Koweït et ils se sont mis d’accord pour appeler à l’entente et à l’unité entre les dirigeants arabes. Michel Sleiman a estimé qu’il faut déployer tous les efforts nécessaires pour aboutir à une vision commune arabe permettant d’affronter la situation actuelle.
Le président et le Premier ministre se sont ensuite rendus à la séance inaugurale. À son arrivée dans la...