de Dita Von Bliss
Du meghlé au Grand Sérail
Fouad Junior est né. Des plateaux de chocolat et des tasses de « meghlé » ont circulé lors du dernier Conseil des ministres, au Grand Sérail. Mais cela n’a pas réussi à adoucir l’atmosphère surchauffée par le débat houleux sur la signification du départ du président Sleiman pour Doha, ni les échanges particulièrement vifs entre les ministres du 8 Mars et ceux de la majorité. Peut-être pas assez de cannelle dans le meghlé ?
Élie Saab vs Rabih Keyrouz
Ambiance chicissime pour Élie Saab présent aux côtés de la princesse Alexandra de Luxembourg à l’occasion de la soirée de gala organisée au profit de la Croix-Rouge. De même, lors d’un casting très star où Alain Delon, Bruce Willis et Jean Rochefort présentaient leurs filles au Bal des débutantes à l’hôtel Crillon, à Paris. Anouchka, la fille de Delon, était habillée par le célèbre couturier libanais. Et pourquoi ne pas le dire : on aimerait voir notre First Lady, qui a déjà amorcé un nouveau look chez Rony (cheveux courts teintés de reflets roux), habillée par Élie Saab et/ou Rabih Keyrouz.
À propos de Keyrouz, il vient d’acquérir dans la capitale française l’ancien « Petit théâtre de Babylone » pour l’aménager en showroom. Située 38, boulevard Raspail, cette salle mythique avait accueilli en 1953 la première mondiale de la pièce de Becket, En attendant Godot. L’inauguration est prévue pour juillet prochain. Bon, on y va toutes – dans l’avion présidentiel ?
Bon moral chez Reem et Bassam Debs
Krach boursier, détournement de fonds, baisse du pouvoir d’achat... Inutile pour autant de se décourager. Les Libanais continuent à sniffer du bonheur (croisons les doigts) et à buller joyeusement au Dom Perignon. Reem et Bassam Debs ont reçu à la Banqueting House, au cœur de Londres, 200 invités, parmi lesquels Azmi et Mira Mikati, Ramzi et Dalia Rishani, Ziad Abouzalaf, Sara Marshall, Richard Medley ( PDG de Medley Capital), le financier grec Dimitri Navrommatis (important collectionneur de porcelaine de Sèvres et de mobilier français du XVIIIe siècle), Serge Crasnianski, le patron de Kis et une des grandes fortunes de France. Placée sous le thème de Narnia, la soirée des Debs avait pour objectif de remonter le moral « en berne » de leurs amis banquiers.
Une petite parenthèse à propos de la crise qui pénalise les multimilliardaires et particulièrement leurs maîtresses et amants : Un sondage réalisé par un cabinet américain révèle que 12 % des personnes interrogées comptent mettre fin à leurs relations pour des raisons financières. 81,6 % des hommes envisagent une réduction des frais pour leurs maîtresses ; mais pour leurs amants, seulement 15,4 % des femmes y pensent. Il n’y a rien à dire : les Ève, parfois, ont un pois chiche à la place du cerveau.
Pour Ronald Chagoury, la panthère rose est au rendez-vous
La fête must go on aussi pour les 60 ans de Ronald Chagoury, dont les amis, venus du Liban, de France, de Grande-Bretagne, des États-Unis et du Nigeria, se sont retrouvés pendant quatre jours à l’hôtel Four Seasons d’Istanbul, au cœur du centre historique de Sultanahmet. Le programme a été fignolé par son épouse Berthe, qui n’est pas à son premier coup d’essai et qui a absolument tout fait pour assurer à ses hôtes un séjour parfait : bus et guides touristiques pour la visite des sites historiques, voitures et chauffeurs pour les expéditions dans les boutiques, les restaurants et les réceptions – dont une géante à l’ancienne gare de l’Orient-Express où se prêtant au jeu de la CNN, les amis de Ronald Chagoury ont été interviewés et shootés par Brent Sadler qui, en guise de cadeau d’anniversaire, prépare un petit documentaire sur la vie de l’homme d’affaires libanais.
Mais ce n’est pas tout. Des paquets-cadeaux étaient livrés, tous les matins, avec le plateau du petit déjeuner : ouvrage d’art sur les trésors architecturaux d’Istanbul, bonnet et cache-nez en cachemire, sortie de bain brodée de la panthère rose, mascotte de Ronald Chagoury et thème du décor de la soirée-anniversaire qui s’est déroulée dans un vieux palais ottoman illuminé a giorno pour la fête. Venu spécialement de Beyrouth, Nicolas Cattan s’est mis aux fourneaux pour concocter le dîner. Quand on a les moyens, pourquoi s’en priver ?
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