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Actualités - Opinion

À vos marques... Sainz rattrapé par la poisse

de Makram Haddad Il n’avait plus qu’à terminer la boucle en assurant. Avec près d’une demi-heure d’avance au général sur deux de ses coéquipiers, Carlos Sainz était dans une position plus que confortable pour remporter son premier Dakar. Ce jeudi, au kilomètre 79 d’une spéciale de 220 kilomètres dans le centre de l’Argentine, l’Espagnol a ruiné toutes ses chances. « Soudain, un trou de 4 mètres est apparu. La voiture est tombée dedans et nous nous sommes mis sur le toit », a déclaré plus tard l’infortuné Sainz. Par une malencontreuse manœuvre, le double champion du monde des rallyes (WRC), qui participait à son 3e Dakar, ratait une victoire qui lui tendait pourtant la main. Mais force est de constater qu’il ne s’agit pas de la première déveine de l’Espagnol, loin de là. Petit rappel des faits : 1988, dernière étape du rallye de Grande-Bretagne : Sainz s’apprête à gagner pour la première fois en Coupe du monde lorsque la transmission de sa voiture casse. Trois ans plus tard, lors du rallye de Catalogne, la Toyota Celica G4 ne démarre pas lors de la dernière étape. Quelques semaines plus tard, ce sera le joint de culasse de sa voiture qui lâchera en Grande-Bretagne (encore). Une avarie qui empêchera le pilote de conserver son titre de champion du monde gagné en 1990. En 1994, Carlos Sainz plante sa Subaru lors de la dernière étape du rallye de Grande-Bretagne, jamais deux sans trois ! L’accident lui coûte le titre mondial. 1997, rallye de Nouvelle-Zélande : Carlos Sainz percute un mouton. Puis quelques semaines plus tard, le pilote voudra éviter une gazelle lors du rallye Safari et se plantera. En 1998, à moins d’un kilomètre de l’arrivée du rallye de Grande-Bretagne, Carlos Sainz s’arrête, trahi par la mécanique de sa Corolla WRC (Toyota). C’est peut-être la plus grosse déception de sa carrière. En tête du championnat avec 3 victoires lors de la dernière épreuve, alors qu’il lui suffisait de franchir la ligne d’arrivée du rallye de Grande-Bretagne pour remporter un 3e titre. Il termine finalement vice-champion derrière Tommi Mäkinen. Après trois ans sans accident majeur, Carlos Sainz percute un groupe de spectateurs lors du rallye de Grande-Bretagne et abandonne. En 2001, c’est une « rencontre » avec un renne qui perturbera ses sessions d’entraînements en Suède. Puis en 2003, une erreur de son copilote Marc Martí lui coûte la victoire en Argentine. En 2003 toujours, lors du rallye de Catalogne, un problème électrique perturbe le pilote. Quatrième au classement à ce moment-là, il termine la course en 7e position. Enfin, quelques semaines plus tard, un court-circuit dans le câblage de la caméra embarquée le contraint à quitter la route, dans la troisième étape du rallye de Grande-Bretagne. Autant d’avaries et de circonstances fâcheuses qui ont été immortalisées par les caméras de télévision du monde entier. À deux jours de l’arrivée du Dakar 2009, Sainz croyait avoir fait le plus dur. Il n’en a été rien. L’Espagnol a été brutalement rattrapé par la poisse. Comme quoi on échappe rarement à son destin…
de Makram Haddad

Il n’avait plus qu’à terminer la boucle en assurant. Avec près d’une demi-heure d’avance au général sur deux de ses coéquipiers, Carlos Sainz était dans une position plus que confortable pour remporter son premier Dakar. Ce jeudi, au kilomètre 79 d’une spéciale de 220 kilomètres dans le centre de l’Argentine, l’Espagnol a ruiné toutes ses chances. « Soudain, un trou de 4 mètres est apparu. La voiture est tombée dedans et nous nous sommes mis sur le toit », a déclaré plus tard l’infortuné Sainz. Par une malencontreuse manœuvre, le double champion du monde des rallyes (WRC), qui participait à son 3e Dakar, ratait une victoire qui lui tendait pourtant la main. Mais force est de constater qu’il ne s’agit pas de la première déveine de l’Espagnol, loin de là. Petit rappel des...