De nombreuses personnalités de la majorité ont salué les propos tenus à Doha par le président de la République, Michel Sleiman. Les condamnations pleuvent aussi à l’encontre des paroles injurieuses lancées contre le président par les manifestants du 8 Mars, à Awkar.
Le Premier ministre, Fouad Siniora, a dénoncé les slogans virulents lancés par les manifestants du 8 Mars, à Awkar, contre le président de la République. Apportant son soutien au président Sleiman, M. Siniora a précisé qu’il « appuie tous les propos prononcés par le président à Doha ».
Le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a qualifié de « responsable » le discours du président Michel Sleiman à la réunion de Doha. Il a affirmé que le président, « soucieux de préserver les intérêts du Liban, ne peut renoncer à l’initiative de paix arabe qui a vu le jour à Beyrouth, en 2002 ». « C’est la raison pour laquelle le président syrien doit comprendre la situation », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Je ne crois pas que les autorités syriennes aient été dérangées par la réserve libanaise. » Concernant les attaques virulentes contre le président Sleiman lors des manifestations menées par l’opposition, M. Najjar a indiqué qu’elles ont été « suivies par des manchettes dans la presse affirmant que le président libanais a plié sous la pression ». « Ces propos destinés au président Sleiman sont une menace claire », a-t-il estimé.
À son tour, le ministre d’État Waël Bou Faour a salué la position du président de la République lors de la rencontre de Doha, qui a appelé « à l’unification des positions palestiniennes et arabes, et au maintien de l’initiative arabe de paix qui avait été adoptée lors du sommet arabe au Liban, en l’an 2002 ». Le ministre a par ailleurs critiqué le langage utilisé par l’opposition contre le président de la République, se demandant « qui a intérêt à porter atteinte à la première position consensuelle du pays », et appelant les parties à ne pas saboter l’entente nationale.
De son côté, le député Samir Frangié a observé que « les mots du président à Doha étaient ceux des Arabes », précisant que « le Hezbollah et ses alliés ont donné leur accord à la résolution 1701 », autrement dit au principe de garder le Liban à l’écart des conflits armés régionaux. Concernant les manifestations et les propos injurieux prononcés à l’égard du président, le député a remarqué que « ces manifestations ont prouvé la légitimité du président Sleiman », dont le discours à Doha est « le seul en rapport avec la réalité mondiale, malgré la présence des deux présidents syrien et iranien ».
Le député Mohammad Kabbani a dénoncé les attaques contre « le président d’entente nationale », observant qu’il s’agit d’une « tentative de porter atteinte aux accords de Doha ».
De son côté, le député Farid Makari a estimé que la position du président de la République à Doha « a fait la fierté des Libanais ». « La position libanaise s’est démarquée de la position syrienne lors de la rencontre de Doha, plus particulièrement concernant l’initiative de paix arabe », a remarqué M. Makari, ajoutant que « cette position est le symbole du retour du Liban, comme pays indépendant, maître de sa propre décision ».
Pour sa part, le président du PNL, Dory Chamoun, a dénoncé les critiques lancées à l’égard du président Sleiman lors de la manifestation organisée par le Hezbollah, précisant que ces critiques sont dues au fait que le président représente le pouvoir et dirige les affaires politiques avec sagesse. « Le 8 Mars se prépare-t-il donc à un coup d’État contre la politique du président Sleiman ? Veulent-ils qu’il suive l’axe syro-iranien ? » a demandé M. Chamoun.
Le deuxième vice-président du parti Kataëb, Sélim Sayegh, a accusé le Hezbollah d’avoir « distribué des battes aux manifestants à Awkar » et d’avoir « autorisé les débordements de manière étudiée et organisée ». Et de préciser qu’il n’y a « aucune autre initiative que celle de l’État ».
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Le Premier ministre, Fouad Siniora, a dénoncé les slogans virulents lancés par les manifestants du 8 Mars, à Awkar, contre le président de la République. Apportant son soutien au président Sleiman, M. Siniora a précisé qu’il « appuie tous les propos prononcés par le président à Doha ».
Le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, a qualifié de « responsable » le discours du président Michel Sleiman à la réunion de Doha. Il a affirmé que le président, « soucieux de préserver les intérêts du Liban, ne peut renoncer à l’initiative de...