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Une couronne à saisir chez les filles

Chez les femmes, l’Open d’Australie s’annonce ouvert à tous les vents en l’absence de la tenante du titre Maria Sharapova et de véritable patronne du circuit. Depuis la retraite de Justine Henin, le tennis féminin se cherche une reine et il revient au premier grand chelem de l’année de proposer un début de solution à cette vacance de pouvoir. Ces derniers mois ont surtout été rythmés par une hiérarchie mouvante et difficile à décrypter, des résultats en dents de scie ainsi qu’une kyrielle de blessures qui n’ont pas toujours fait la promotion du circuit WTA. En 2008, les quatre tournois majeurs ont été remportés par quatre joueuses différentes. Aucune n’est sortie du lot. Sharapova, tenante du titre à Melbourne, n’a pratiquement plus joué depuis l’été dernier à cause d’une blessure à l’épaule droite et a préféré faire l’impasse faute de préparation suffisante. Jelena Jankovic, n° 1 mondiale, souffre du fait de ne pas avoir encore remporté un tournoi du grand chelem. Ana Ivanovic n’a pas confirmé sa victoire à Roland-Garros. Et les sœurs Williams sont toujours aussi énigmatiques. Signe de la vacuité au plus haut niveau, les quatre premières au classement WTA ont une chance de quitter Melbourne avec l’étiquette de n° 1 mondiale. Dans ces conditions, il est difficile de dégager une favorite. Seuls les amateurs de chiffres bien ronds connaissent déjà la future lauréate : Serena Williams, experte dans les années impaires après avoir été couronnée à Melbourne en 2003, 2005 et 2007. À la recherche d’un dixième titre du grand chelem, la cadette des sœurs Williams arrive comme d’habitude avec une énorme confiance en elle. « J’ai envie de commencer 2009 en frappant un grand coup », souligne l’Américaine qui avait fait sensation en 2007 en l’emportant avec le dossard de 81e mondiale. Sa sœur Venus a elle aussi affiché ses objectifs. « Je veux redevenir n° 1 mondiale », a-t-elle confié. Si elle ne peut pas y arriver tout de suite, une victoire à Melbourne y contribuerait. Les deux « sisters » auront peut-être l’occasion de s’expliquer en demi-finale. À moins qu’Elena Dementieva ne vienne s’immiscer. Elle a donné un aperçu des dégâts qu’elle peut infliger en ce moment en surclassant Serena Williams (6-3, 6-1) en demi-finale à Sydney. Désinhibée par son sacre olympique à Pékin, la très émotive Russe semble, à 27 ans passés, avoir définitivement franchi un cap et s’attaque désormais à son dernier tabou : gagner un grand chelem. Elle emmène le traditionnel bataillon des filles russes qui comprend notamment Dinara Safina, elle aussi à la recherche d’une première victoire dans un majeur. « Elle est prête », dit son frère Marat Safin. Autre fille à la recherche d’un premier grand frisson en grand chelem, Jelena Jankovic a vu sa préparation tronquée par un refroidissement qui l’a obligée à se retirer du tournoi d’exhibition de Hong Kong. Sa compatriote Ana Ivanovic, qu’elle pourrait retrouver en demi-finale, a déjà remporté un grand chelem, en juin à Paris, mais a ensuite perdu la moitié des vingt matches suivants. Encore battue par Amélie Mauresmo la semaine dernière à Brisbane, elle offre un parfait résumé de la réalité déconcertante du tennis féminin aujourd’hui.
Chez les femmes, l’Open d’Australie s’annonce ouvert à tous les vents en l’absence de la tenante du titre Maria Sharapova et de véritable patronne du circuit. Depuis la retraite de Justine Henin, le tennis féminin se cherche une reine et il revient au premier grand chelem de l’année de proposer un début de solution à cette vacance de pouvoir.
Ces derniers mois ont surtout été rythmés par une hiérarchie mouvante et difficile à décrypter, des résultats en dents de scie ainsi qu’une kyrielle de blessures qui n’ont pas toujours fait la promotion du circuit WTA.
En 2008, les quatre tournois majeurs ont été remportés par quatre joueuses différentes. Aucune n’est sortie du lot.
Sharapova, tenante du titre à Melbourne, n’a pratiquement plus joué depuis l’été dernier à cause d’une blessure à...