McLaren-Mercedes s’apprête à tourner en douceur la page la plus glorieuse de son histoire avec le départ, annoncé hier, de son président Ron Dennis, qui prendra du recul à partir du 1er mars, sans toutefois quitter l’écurie britannique qu’il dirigeait depuis 1982.
Martin Whitmarsh, lui aussi membre de McLaren-Mercedes depuis une vingtaine d’années et jusque-là directeur général de l’écurie, va tout naturellement prendre sa suite, lui qui était devenu son bras droit depuis plusieurs saisons.
« Il est vraiment temps que Martin prenne le boulot de patron de l’écurie, donc à partir du 1er mars, il prendra le poste », a déclaré Ron Dennis, 61 ans, lors de la présentation de la nouvelle monoplace 2009, vendredi au siège de l’équipe à Woking, dans la grande banlieue de Londres.
« Je continuerai à aller voir quelques courses, parce que je reste passionné. Mais ne considérez pas cela comme une retraite. C’est l’inverse », a poursuivi le Britannique, qui a assuré qu’il resterait dirigeant du groupe et qu’il « prendrait plus de responsabilités dans certains domaines-clés », comme le développement d’une « voiture de tourisme ».
Le retrait de Ron Dennis ne devrait pas changer grand-chose dans le fonctionnement de l’écurie britannique : tout est en place depuis des années et Martin Whitmarsh est considéré comme une sorte de « clone » du patron.
Cependant, son départ marque la fin d’une époque pour la formule 1. En effet, la plupart des pilotes actuels n’étaient pas nés lorsque Ron Dennis a débuté dans la plus prestigieuse discipline du sport automobile.
Le Britannique a commencé tout en bas de l’échelle, mécanicien pour Cooper en 1966, puis chef-mécanicien de Jack Brabham en 1968. Il a ensuite lancé sa propre écurie en 1971 (« Rondel Racing ») pour courir en formule 2 et en Procar.
Froid et distant
En 1980, il acquiert des parts dans l’écurie de formule 1 McLaren et en prend le contrôle deux ans plus tard.
Sa méthode de gestion des hommes n’a pas toujours été exempte de reproches, beaucoup regrettant la froideur et la distance de Ron Dennis dans les rapports humains. Mais les résultats sont là : sous son autorité, l’équipe britannique a rapidement atteint les sommets.
Au total Ron Dennis a mené ses hommes à sept titres de champion du monde des constructeurs et dix titres de champion du monde des pilotes, avec Niki Lauda, Alain Prost, Ayrton Senna, Mikka Hakkinen ou sa dernière perle Lewis Hamilton.
« Je l’ai rencontré lorsque j’avais 10 ans et il a joué un rôle très important dans ma vie, estime Hamilton, le champion du monde 2008. Nous sommes des amis proches. Ron est un membre très important de l’équipe, il a la course dans le sang et il ne sera jamais très loin. »
Usé par une saison 2007 nauséabonde où, après une affaire d’espionnage, McLaren-Mercedes avait notamment été condamné à une amende record de 100 millions de dollars et avait été disqualifié du championnat des constructeurs, Ron Dennis avait déjà failli laisser la main début 2008.
Il a finalement continué une saison supplémentaire. Une décision qu’il n’a certainement pas regrettée, puisque l’année s’est conclue en apothéose avec le titre des pilotes remporté dans des circonstances extraordinaires par Lewis Hamilton lors de la dernière course au Brésil.
McLaren-Mercedes s’apprête à tourner en douceur la page la plus glorieuse de son histoire avec le départ, annoncé hier, de son président Ron Dennis, qui prendra du recul à partir du 1er mars, sans toutefois quitter l’écurie britannique qu’il dirigeait depuis 1982.
Martin Whitmarsh, lui aussi membre de McLaren-Mercedes depuis une vingtaine d’années et jusque-là directeur général de l’écurie, va tout naturellement prendre sa suite, lui qui était devenu son bras droit depuis plusieurs saisons.
« Il est vraiment temps que Martin prenne le boulot de patron de l’écurie, donc à partir du 1er mars, il prendra le poste », a déclaré Ron Dennis, 61 ans, lors de la présentation de la nouvelle monoplace 2009, vendredi au siège de l’équipe à Woking, dans la grande banlieue de Londres.
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