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Actualités - Chronologie

Ibrahim Chamseddine appelle à préserver le front du Liban

Le ministre d’État pour la Réforme administrative, Ibrahim Chamseddine, a appelé le gouvernement et le peuple libanais à « préserver le front du Liban », ce qui constituerait le seul moyen de soutenir la cause palestinienne. M. Chamseddine, qui s’exprimait à l’issue de son entretien avec le coordinateur spécial des Nations unies, Michael Williams, a estimé que l’offensive israélienne contre Gaza aura nécessairement des répercussions sur le Liban. Réitérant la position du gouvernement portant sur le refus de voir des factions étrangères utiliser le territoire libanais pour mener des actions militaires, M. Chamseddine a expliqué à son visiteur que toutes les parties libanaises sont conscientes du danger de la situation. Il a par ailleurs déclaré que la résolution 1860 du Conseil de sécurité « n’est pas acceptable » parce qu’elle a été votée sous le chapitre 6. « Elle n’a, par conséquent, aucune valeur contraignante, ce qui a encouragé l’entité israélienne à poursuivre ses attaques et ses massacres », a-t-il ajouté, critiquant la position française qui était « décevante ». De son côté, le ministre de l’Information, Tarek Mitri, a souligné que les appréhensions de voir le Liban se transformer en une arène pour une nouvelle offensive israélienne persistent. Dans une interview accordée à Télé-Liban, M. Mitri a salué la décision prise par le gouvernement qui a refusé que le Liban soit une « rampe de lancement de missiles ». Concernant les armes palestiniennes hors les camps, M. Mitri a souligné que cette affaire nécessite une « unanimité » pour ce qui a trait à l’application des décisions prises en ce sens. Le député Ahmad Fatfat a pour sa part affirmé que ce qui se passe à Gaza n’est pas « une offensive, ou une guerre ou un crime ordinaire, mais une tentative pour l’éradication de la cause palestinienne et de la cause arabe ». M. Fatfat, qui a tenu ces propos au cours d’une cérémonie organisée en l’honneur des pèlerins de la région de Beddaoui, a affirmé qu’au Liban, « nous avons évité la grande catastrophe, nous avons évité que l’ennemi israélien ou certains de ses agents ne nous entraînent » dans une guerre qui ne serait « bénéfique ni au Liban ni à la Palestine ». « L’union libanaise est seule capable de nous sauver », a poursuivi M. Fatfat, saluant le chef de l’État et le gouvernement pour la décision prise afin de préserver « l’intérêt » du Liban. M. Fatfat a de même insisté sur la nécessité de serrer les rangs qui demeure le seul moyen de sauver « ce qui reste de notre honneur palestinien et arabe à Gaza ». Indiquant que l’unification des rangs palestiniens est une nécessité, il a enfin affirmé que ce qui se passe à Gaza est plus dangereux que nous ne le pensons. « Si l’affaire est réglée sans envisager la possibilité d’édifier un État palestinien indépendant, nous aurions signé la défaite », a-t-il conclu.
Le ministre d’État pour la Réforme administrative, Ibrahim Chamseddine, a appelé le gouvernement et le peuple libanais à « préserver le front du Liban », ce qui constituerait le seul moyen de soutenir la cause palestinienne. M. Chamseddine, qui s’exprimait à l’issue de son entretien avec le coordinateur spécial des Nations unies, Michael Williams, a estimé que l’offensive israélienne contre Gaza aura nécessairement des répercussions sur le Liban.
Réitérant la position du gouvernement portant sur le refus de voir des factions étrangères utiliser le territoire libanais pour mener des actions militaires, M. Chamseddine a expliqué à son visiteur que toutes les parties libanaises sont conscientes du danger de la situation. Il a par ailleurs déclaré que la résolution 1860 du Conseil de sécurité « n’est pas...