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Actualités - Chronologie

Activité Les commerçants dressent un bilan mitigé de la saison des fêtes

Bachir EL-KHOURY Si la capitale et le Mont-Liban ont bénéficié d’une croissance des ventes de 25 % à 35 % en décembre, toutes les régions n’ont pas profité de la manne touristique. Au lendemain de plusieurs semaines de travail sans répit, marquées par plusieurs jours de fêtes et l’afflux de touristes, certains commerçants se félicitent d’un bilan plus positif que prévu. « Nous ne disposons toujours pas de chiffres exacts, mais on estime entre 25 et 35 % la croissance annuelle des ventes à Beyrouth et au Mont-Liban durant la seule période des fêtes », a ainsi affirmé à L’Orient-Le Jour le président de l’Association des commerçants de Beyrouth, Nadim Assi. Après une année 2007 morose, le commerce de détail a en effet repris des couleurs en 2008, soutenu par la demande externe (expatriés et touristes). Plusieurs boutiques de la capitale, notamment celles qui sont localisées dans les centres commerciaux ou au centre-ville, ont accueilli de nombreux visiteurs étrangers, dont le pouvoir d’achat est bien plus élevé que celui des résidents et grâce auxquels les boutiques réalisent, généralement, l’essentiel de leurs chiffres d’affaires annuel. « Nous avons été agréablement surpris des résultats sur le terrain », souligne Ziad Semaan, propriétaire de la boutique Swatch au centre-ville, dont les ventes ont augmenté de 10 % en décembre et de 20 % sur l’ensemble de l’année. « Plusieurs facteurs ont joué en notre faveur dont la date de la fête de l’Adha qui a coïncidé avec la période de Noël », a-t-il indiqué. Sauf que cette année, selon Nadim Assi, « la moyenne des dépenses par tête a été inférieure à celle de l’an dernier. Les personnes provenant de l’étranger, notamment des pays fortement secoués par la crise mondiale, se sont contentées de petits achats ». Si les touristes ont été moins généreux dans leurs dépenses que dans le passé, ils ont toutefois été plus nombreux à se rendre au Liban, la majorité des hôtels de Beyrouth ayant affiché complet durant les fêtes. Par conséquent, « les ventes globales ont été meilleures que l’année dernière grâce à un effet volume », a-t-il expliqué. Les touristes arabes, plus que les expatriés, semblent avoir boudé les vitrines cette année. Un constat confirmé par plusieurs commerçants du centre-ville de Beyrouth, une zone pourtant très prisée par les ressortissants de la région. « Rares sont ceux qui ont franchi le seuil du magasin pour s’acquérir une bague, ou un collier, a indiqué le propriétaire d’une joaillerie au centre-ville. La plupart d’entre eux se sont contentés d’admirer les produits à travers la vitrine. Quant à ceux qui se sont décidés à acheter, ils ont réclamé d’importantes réductions. » Certains commerçants avaient d’ailleurs commencé les rabais avant les fêtes, anticipant les effets de la crise économique mondiale sur le comportement des consommateurs. Ces effets se sont d’ailleurs fait sentir dans les régions qui n’ont pas bénéficié de l’effet volume. À Zahlé, par exemple, la croissance des ventes a été quasi-nulle, a indiqué Bassam Malek, propriétaire de quatre magasins d’habillement pour femmes situés dans une des rues principales de la ville. Son chiffre d’affaires a augmenté de seulement 4 % en décembre. « Rares sont les touristes qui visitent Zahlé pendant les fêtes de fin d’année et encore moins pour faire leurs achats », explique-t-il. En effet, les commerçants de cette ville estivale par excellence comptent surtout sur les résidents et les expatriés originaires de la région, plus nombreux à se rendre à Zahlé en été. « Nos ventes ont augmenté de 40 % entre juin et septembre », précise M. Malek. À Saïda, la situation a été encore moins rose durant les dernières fêtes. Selon le président de l’Association des commerçants de la ville, Ali el-Charif, les ventes de détail ont reculé en moyenne de 10 % en décembre par rapport au même mois de l’an dernier. Elles ont toutefois augmenté de 20 % sur l’ensemble de l’année. Si les fêtes de fin d’année n’ont pas été très joyeuses pour tous les commerçants, l’année 2008 a permis en revanche à la grande majorité de respirer quelque peu… avant de démarrer une nouvelle année, qui s’annonce plus difficile.
Bachir EL-KHOURY

Si la capitale et le Mont-Liban ont bénéficié d’une croissance des ventes de 25 % à 35 % en décembre, toutes les régions n’ont pas profité de la manne touristique.
Au lendemain de plusieurs semaines de travail sans répit, marquées par plusieurs jours de fêtes et l’afflux de touristes, certains commerçants se félicitent d’un bilan plus positif que prévu. « Nous ne disposons toujours pas de chiffres exacts, mais on estime entre 25 et 35 % la croissance annuelle des ventes à Beyrouth et au Mont-Liban durant la seule période des fêtes », a ainsi affirmé à L’Orient-Le Jour le président de l’Association des commerçants de Beyrouth, Nadim Assi. Après une année 2007 morose, le commerce de détail a en effet repris des couleurs en 2008, soutenu par la demande externe (expatriés et...