Charlotte Rampling
sous l’objectif de Jacques Bosser
le 09 janvier 2009 à 00h00
Du 22 janvier au 28 février, on a l’occasion de voir Charlotte Rampling en Sakura Viper, une héroïne manga, à la galerie Christine Phal (Paris). En effet, le photographe Jacques Bosser a invité l’actrice, dans son atelier de Montrouge, à se prêter au jeu du travestissement pour incarner le rôle d’héroïne manga, femme guerrière livrant bataille, à la manière des Walkyries dans la mythologie nordique ou des Amazones dans la mythologie grecque.
Contrairement à l’image que l’on a des mangas en Occident, ces œuvres explorent souvent des formes de sexualité non traditionnelle, notamment à travers le thème du travestissement. Le travail de Jacques Bosser explore la place et l’impact de ce genre de représentations dans une culture longtemps dominée par le patriarcat et s’interroge sur la diversité des lectures selon le public (masculin ou féminin, oriental ou occidental) qui accueille ces mangas. Charlotte Rampling, en héroïne manga, détourne la représentation et les paradigmes des jeunes héroïnes hypersexualisées.
« À travers ces photos de Sakura Viper, la transgression est double », explique Jacques Bosser. « Une icône de l’image cinématographique est montrée sans artifice, sans aucune retouche flatteuse qui viendrait atténuer le passage des années. Dans le même temps, Charlotte Rampling est déguisée en jeune fille, dans une représentation qui va à l’encontre des genres et du modèle relationnel dominant, puisqu’elle se fait guerrière et montre les armes tel un homme. » Un thème que l’on retrouve dans les traditions orales, des Atalantes à Jeanne d’Arc, en passant par Wonder Woman et les Supergirls. Ainsi, Jacques Bosser détourne-t-il l’image des jeunes héroïnes hypersexualisées, à travers des photographies composées comme des peintures travaillées en plans et couleurs.
Du 22 janvier au 28 février, on a l’occasion de voir Charlotte Rampling en Sakura Viper, une héroïne manga, à la galerie Christine Phal (Paris). En effet, le photographe Jacques Bosser a invité l’actrice, dans son atelier de Montrouge, à se prêter au jeu du travestissement pour incarner le rôle d’héroïne manga, femme guerrière livrant bataille, à la manière des Walkyries dans la mythologie nordique ou des Amazones dans la mythologie grecque.
Contrairement à l’image que l’on a des mangas en Occident, ces œuvres explorent souvent des formes de sexualité non traditionnelle, notamment à travers le thème du travestissement. Le travail de Jacques Bosser explore la place et l’impact de ce genre de représentations dans une culture longtemps dominée par le patriarcat et s’interroge sur la diversité des...
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