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Le bilan des morts à Gaza monte en flèche

L’offensive israélienne contre la bande de Gaza a fait au moins 763 morts. L’Unrwa suspend ses activités humanitaires après qu’un de ses convois eut été touché par des obus de l’armée israélienne. Après avoir franchi le seuil de 700 morts mercredi soir, le bilan des morts à Gaza s’établissait à 763 hier après-midi, selon le chef des services d’urgences dans la bande de Gaza, Mouawiya Hassanein. Plus de 3 200 autres ont été blessés. Outre une vingtaine de personnes, dont des femmes et des enfants, tués dans des nouvelles attaques, les services de secours ont profité d’une pause de trois heures dans les bombardements pour évacuer des corps enfouis sous les décombres de bâtiments détruits ou abandonnés dans les zones de combats. Israël a interrompu ses bombardements sur Gaza-ville pendant trois heures pour la deuxième journée consécutive pour permettre à la population de se ravitailler. Des accrochages sporadiques ont été signalés lors de cette accalmie. « Nous avons évacué de nombreux corps dans des zones auxquelles nous ne pouvions pas accéder, notamment à Jabaliya et Atatra (Nord) et Zeitoun (un quartier de Gaza-ville) », a affirmé le Dr Hassanein. La plupart des victimes de la journée ont été tuées par des tirs israéliens dans les secteurs de Beit Lahya et Jabaliya (Nord), parmi lesquelles figurent plusieurs activistes mais aussi des femmes et des enfants. Un officier israélien et un soldat ont aussi été tués dans les combats au nord de Gaza-ville, selon l’armée israélienne, portant à huit le nombre de militaires israéliens tués depuis le début de l’offensive, le 27 décembre. Par ailleurs, dix-huit maisons palestiniennes ont été détruites ou endommagées dans des raids contre des tunnels de contrebande à Rafah, à la frontière entre Gaza et l’Égypte. Des centaines de familles ont fui le secteur. Selon des sources politiques et des médias, les dirigeants israéliens sont divisés sur la poursuite et l’extension possible de l’offensive contre Gaza. Ces divergences sont apparues lors de la réunion, mercredi dernier, du cabinet de sécurité. Selon la radio militaire israélienne, le ministre de la Défense Ehud Barak est en faveur d’une nouvelle trêve avec le Hamas, mais le Premier ministre Ehud Olmert y est hostile. Pour la deuxième semaine consécutive, le Hamas a appelé les Palestiniens à marquer vendredi « une journée de la colère » par des manifestations à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée. Déjà alarmante, la situation humanitaire risque par ailleurs de se dégrader davantage avec l’annonce par l’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) de la suspension de l’ensemble de ses activités dans le Territoire après qu’un de ses convois eut été touché par des obus de l’armée israélienne. Un chauffeur palestinien a été tué dans l’incident, près du terminal d’Erez. « Nous maintiendrons cette suspension tant que les autorités israéliennes ne garantiront pas la sécurité de nos équipes », a affirmé Chris Gunness, le porte-parole de l’agence. L’ONU a de son côté déclaré hier que la crise humanitaire dans la bande de Gaza empire « d’heure en heure », tout en jugeant « insuffisante » l’interruption quotidienne des combats par l’armée israélienne pendant trois heures. Pour sa part, le CICR a accusé Israël de ne pas respecter le droit humanitaire international. Dans un communiqué diffusé à Genève, il évoque la découverte de quatre enfants affamés retrouvés près des cadavres de leurs mères dans une maison bombardée du quartier de Zeitoun, dans la ville de Gaza, à 80 mètres d’une position militaire israélienne. Les équipes du Croissant-Rouge et du CICR n’ont pu gagner la zone que mercredi alors qu’elles en avaient demandé l’autorisation dès le week-end. « C’est un incident choquant », a dit Pierre Wettach, coordinateur du CICR pour Israël et les territoires palestiniens. À Washington, le département d’État américain a appelé hier Israël à prolonger les horaires d’accès de l’aide d’urgence dans la bande de Gaza, dénonçant une situation humanitaire « terrible » dans le territoire palestinien assiégé. Même ton adopté à Paris où le Premier ministre François Fillon a qualifié hier d’« intolérable » la « situation humanitaire » à Gaza et a demandé l’ouverture permanente « d’un corridor humanitaire ».
L’offensive israélienne contre la bande de Gaza a fait au moins 763 morts. L’Unrwa suspend ses
activités humanitaires après qu’un de ses convois eut été touché par des obus de l’armée israélienne.
Après avoir franchi le seuil de 700 morts mercredi soir, le bilan des morts à Gaza s’établissait à 763 hier après-midi, selon le chef des services d’urgences dans la bande de Gaza, Mouawiya Hassanein. Plus de 3 200 autres ont été blessés. Outre une vingtaine de personnes, dont des femmes et des enfants, tués dans des nouvelles attaques, les services de secours ont profité d’une pause de trois heures dans les bombardements pour évacuer des corps enfouis sous les décombres de bâtiments détruits ou abandonnés dans les zones de combats. Israël a interrompu ses bombardements sur Gaza-ville pendant trois...