Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Impression Cotillons

par Fifi Abou Dib Les années sont comme les fraises, tantôt aigres, tantôt douces. On en reprend par curiosité, parce que les belles rouges sont parfois insipides et que les petites rabougries peuvent réserver de belles surprises. Alors, carpe diem. C’est sûr que dans un lot de diem, il ne peut pas y avoir que des diem pourris. Je ne souhaiterai pas la paix dans le monde avec un sourire de Miss, la couronne de guingois. Depuis le temps que ça ne sert à rien, ce n’est plus un vœu, c’est une plaisanterie de mauvais goût. Pour être raisonnable, mieux vaut souhaiter que les guerres nous épargnent le plus longtemps possible, le temps qu’une paix s’installe d’elle-même, comme une mauvaise habitude. Je n’ai pas suffisamment vécu pour savoir combien d’années sont nécessaires pour se nettoyer de la guerre. Je ne vous souhaite pas la prospérité. Au sens de richesse. L’argent est un souci pour les riches. Ils en sont à le perdre sans en avoir jamais vu la couleur. Par contre, je vous souhaite un travail gratifiant et une retraite sereine. Voilà qui est plus rare qu’un jackpot à la Bourse. Je ne vous souhaite pas le bonheur, chacun l’a en soi, il suffit de chercher. C’est la capacité qui nous est donnée de composer avec le malheur. Une sorte de poids pour faire remonter la balance. Il n’y a pas de bonheur qui soit léger. Je vous souhaite la santé. Il en faut pour fabriquer en continu ce bonheur lourd qui s’écrase pour un rien. Il en faut pour continuer à porter chacun sa part du monde. Je vous souhaite le succès. C’est l’aboutissement heureux d’une longue entreprise. Mais dans aboutissement, il y a « bout ». Je vous souhaite, au bout du bout, d’avoir envie de continuer. Je vous souhaite d’aimer. Que cette année 2009, cet an neuf du troisième millénaire, nous apporte le courage d’un regard neuf sur nos vieux conflits. Qu’elle soit créative, ingénieuse et porteuse de changements. À Dieu vat.
par Fifi Abou Dib

Les années sont comme les fraises, tantôt aigres, tantôt douces. On en reprend par curiosité, parce que les belles rouges sont parfois insipides et que les petites rabougries peuvent réserver de belles surprises. Alors, carpe diem. C’est sûr que dans un lot de diem, il ne peut pas y avoir que des diem pourris.
Je ne souhaiterai pas la paix dans le monde avec un sourire de Miss, la couronne de guingois. Depuis le temps que ça ne sert à rien, ce n’est plus un vœu, c’est une plaisanterie de mauvais goût.
Pour être raisonnable, mieux vaut souhaiter que les guerres nous épargnent le plus longtemps possible, le temps qu’une paix s’installe d’elle-même, comme une mauvaise habitude. Je n’ai pas suffisamment vécu pour savoir combien d’années sont nécessaires pour se nettoyer de la...