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Bagdad signe in extremis un accord avec Londres

L’Irak va entamer l’année 2009 un peu plus maître de sa souveraineté. Dans la nuit de mardi à mercredi, à quelques heures de l’expiration du mandat de l’ONU fixant le cadre légal de l’occupation par les forces de la coalition internationale, le ministère irakien de la Défense a annoncé la signature de deux accords, avec la Grande-Bretagne et l’Australie, sur les modalités de la présence de leurs troupes à partir du 1er janvier et jusqu’à leur retrait total à l’été 2009. À partir du 1er janvier, « les troupes britanniques ne feront plus qu’aider, renforcer et développer les forces de sécurité irakiennes, sans mener aucune mission de combat », a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad al-Askari. Auparavant, un autre accord avait été signé entre les Irakiens et les Australiens sur le retrait des forces de ce pays en 2009, a ajouté M. Askari. Conformément aux vœux exprimés le 17 décembre par le Premier ministre britannique Gordon Brown et son homologue irakien Nouri al-Maliki, la fin de la mission du contingent britannique en Irak est prévue pour fin mai 2009 et son retrait total pour fin juillet 2009. De leur côté, les États-Unis, qui disposent de 146 000 soldats sur le terrain, avaient déjà signé, dès novembre, un accord qui prévoit le retrait total de leurs forces d’ici à la fin 2011. Le gouvernement irakien devait encore signer hier soir des accords avec le Salvador, l’Estonie, la Roumanie et l’OTAN, qui portent sur la présence de quelques centaines de soldats. À partir du 1er janvier, l’Irak tourne la page de cinq années d’occupation sous mandat de l’ONU et fait un pas de plus vers une maîtrise complète de sa souveraineté. Une cérémonie de passation des pouvoirs est prévue aujourd’hui dans le palais républicain, l’ancienne résidence présidentielle de Saddam Hussein. Occupé depuis 2003 par les forces américaines et l’ambassade des États-Unis, ce palais gigantesque aux façades couleur sable, au cœur de la « zone verte », le secteur ultraprotégé de Bagdad, sera remis aux autorités irakiennes. Dans les près de 400 bases ou postes que tiennent les Américains en Irak, les commandants se préparent également à la nouvelle donne régie par l’accord de sécurité américano-irakien. Les troupes américaines devront désormais demander la permission aux Irakiens pour toute opération militaire. Ils devront également avoir un mandat d’un juge pour arrêter un suspect. De leur côté, les Irakiens pourront poursuivre en justice devant une cour irakienne les soldats américains ayant commis un crime hors de leurs bases militaires ou lorsqu’ils ne sont pas en mission.
L’Irak va entamer l’année 2009 un peu plus maître de sa souveraineté.

Dans la nuit de mardi à mercredi, à quelques heures de l’expiration du mandat de l’ONU fixant le cadre légal de l’occupation par les forces de la coalition internationale, le ministère irakien de la Défense a annoncé la signature de deux accords, avec la Grande-Bretagne et l’Australie, sur les modalités de la présence de leurs troupes à partir du 1er janvier et jusqu’à leur retrait total à l’été 2009. À partir du 1er janvier, « les troupes britanniques ne feront plus qu’aider, renforcer et développer les forces de sécurité irakiennes, sans mener aucune mission de combat », a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad al-Askari. Auparavant, un autre accord avait été signé entre...