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Musiques Le Salma Nova est arrivé Carla HENOUD

29/12/2008
Elle a deux amours, qu’elle affiche et fredonne sur les airs d’une bossa légère, la musique et la liberté. Salma Nova vient de sortir son deuxième album qui porte fièrement et simplement son nom*. Salma Mousfi, Salma Foltete, et maintenant Salma Nova. Un cru 2008 à la fois pétillant et doux, qui a macéré durant des années vécues, ici et ailleurs, semant au passage des saveurs sacrées salées. Celles de la vie qui passe, des enfants qui grandissent, de « mes 41 ans ! » Salma, c’est toujours cette boule d’énergie qui transporte ses noms comme des nationalités, libanaise et française, comme son vécu, à Beyrouth, à Grasse, puis à Beyrouth. Comme ses envies de musique simple, « qui me ressemble ». À quoi ressemble donc Salma Nova ? Un sourire, une énergie, des projets de vie, de voyages, d’exils fleuris dans la ville lavande. On l’avait quittée en 2001, à la sortie de son premier CD, Monodose, qu’elle avait enregistré et sorti au cours de ses nombreux allers-retours franco-libanais. On l’avait laissée sur une invitation à venir prendre « un verre chez nous ». Puis la musique s’est fondue avec la distance et le temps. Salma et sa petite famille ont continué à couler des jours aromatisés à Grasse. Elle a même ouvert une boutique Parfum d’Orient, pour ses heures de nostalgie, où elle vendait des objets artisanaux du Maroc, du Liban et de Syrie. En 2006, « nous avons décidé de fermer cette belle parenthèse et revenir au pays. Nous étions encore dans les cartons quand la guerre de juillet a éclaté ». Salma commence à rédiger des textes empreints d’attente, où la mélancolie se conjugue avec (des) espoirs. Elle rencontre des musiciens et des producteurs et débute sa collaboration artistique avec Rémy Foltete, qui est également musicien et son beau-frère. « Une collaboration très enrichissante. Il a su faire de nouvelles orchestrations sur des reprises tout en conservant une simplicité qui était à mes yeux, et pour mon style vocal, essentiel. » Le Brésil en tête Sept ans plus tard, « sept ans de réflexion » plus tard, le nouvel album de Salma voit le jour. Salma Nova, qui rime bien avec Bossa Nova est un hommage à ces sons qui inondent l’album, à ces musiciens, Astrud Gilberto, Bebel Gilberto, Antonio Carlos Jobim et Vinicius de Moraes. Reprendre J’ai deux amours sans se prendre pour Joséphine Baker, parler de Beyrouth qui se rappelle, de l’île Saint-Louis et de la rue Makhoul qui lui rappelle, et finir par affirmer que « ce qui m’ensorcelle, c’est Beyrouth et Paris tout entier ! » donne envie de sourire. Chanter Melancholia, Our home ou This strong feeling inside, comme elle parle, l’absence au ventre, en plaçant ses mots murmurés en anglais, arabe ou français à la Olivia Ruiz donne envie d’encore plus de douceur. Produit entre la Suisse, le Liban et la France, entre « amis, bonne humeur, famille et bonne bouffe », le CD respire la vie. En toute simplicité. Bien que tentée par la scène et un concert qu’elle espère pour bientôt, elle avoue en riant : « Je ne me vois pas devenir diva d’opéra ! Cet album, c’est moi. On aime ou on n’aime pas ! J’ai fait ce que j’avais envie de faire et comme je l’imaginais. » Une fois de plus… Et une fois de plus, ça lui réussit ! *La signature du CD Salma Nova aura lieu aujourd’hui lundi 29 décembre au Virgin Megastore du centre-ville à partir de 18 heures.

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