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Actualités - Opinion

Impression Jour de joie

par Fifi Abou Dib Deux mille huitième Noël depuis Jésus-Christ. Deux mille sept ans que chaque 24 décembre à minuit, les chrétiens se penchent sur une mangeoire remplie de paille où vagit un nouveau-né mâle en qui ils vénèrent un sauveur. Des années, des siècles, des millénaires ont passé depuis cette première fois. Nuit magique où, par le seul fait de la naissance d’un enfant, des hommes et des femmes attendris ont voulu former une même famille. Le plus incroyable est que cela dure. Que malgré les guerres, les maladies, les malheurs insondables de l’espèce humaine, le désir et le bonheur de célébrer cette naissance se perpétuent. Ainsi sommes-nous faits, que croyants ou pas, parents ou sans enfants, aimant ou non ces petits êtres qui réclament à leur tour leur part d’existence, Noël ne nous est jamais indifférent. Parce que ce marmot à moitié nu qui gigote dans la paille n’a rien moins à nous offrir qu’un nouveau départ. Ce bébé, c’est chacun de nous, éternellement vulnérable, éternellement anxieux de l’hostilité du monde, éternellement en manque d’amour. On a beau ne plus compter ses Noëls, des meilleurs comme des pires, selon les années, c’est toujours de l’émotion qui affleure. Il est des Noëls tapageurs et des Noël recueillis. Nous avons eu des Noëls de guerre, des Noëls sans espoir, des Noëls fastueux, des Noëls pauvres, des Noëls généreux, des Noëls tristes et des Noëls euphoriques parfois sans raison. Un Noël chasse l’autre, et d’un Noël à l’autre, ce qu’il nous reste, c’est ce qu’on a partagé. La tristesse quand il y en avait, la joie quand elle y était, l’opulence quand on pouvait, la pauvreté quand elle s’imposait. Tout se partage sauf la solitude. En ce Noël perplexe, sur fond d’espoirs de paix troublés de crise économique, je nous souhaite d’être les uns pour les autres ces visages attendris au-dessus d’un berceau. Demain est un autre jour. Il tient à peu de chose, il ne tient qu’à nous d’en faire un jour de joie.
par Fifi Abou Dib

Deux mille huitième Noël depuis Jésus-Christ. Deux mille sept ans que chaque 24 décembre à minuit, les chrétiens se penchent sur une mangeoire remplie de paille où vagit un nouveau-né mâle en qui ils vénèrent un sauveur. Des années, des siècles, des millénaires ont passé depuis cette première fois. Nuit magique où, par le seul fait de la naissance d’un enfant, des hommes et des femmes attendris ont voulu former une même famille. Le plus incroyable est que cela dure. Que malgré les guerres, les maladies, les malheurs insondables de l’espèce humaine, le désir et le bonheur de célébrer cette naissance se perpétuent.
Ainsi sommes-nous faits, que croyants ou pas, parents ou sans enfants, aimant ou non ces petits êtres qui réclament à leur tour leur part d’existence, Noël ne nous est...