Un parterre d’académiciens, de diplomates et d’officiers supérieurs ont pris part à l’événement organisé en commémoration de la création de la force onusienne il y a exactement 3 décennies.
À l’occasion du 30e anniversaire de la force onusienne déployée au Liban-Sud, l’Université antonine (UA) a organisé vendredi dernier, sur son campus de Baabda, un colloque sur le thème « La Finul : 30 ans d’existence, signe de pérennité ? ». L’événement s’est tenu sous le patronage du président de la République, Michel Sleiman, représenté par le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, et en présence du député Pierre Daccache, représentant le président de la Chambre, Nabih Berry, du ministre d’État, Khaled Kabbani, représentant le Premier ministre, Fouad Siniora, et d’un parterre de diplomates, d’officiers supérieurs et d’académiciens.
Au cours de la séance inaugurale, le vice-président de l’UA, Fadi Fadel, a pris la parole pour rendre hommage au rôle joué par les Casques bleus dans la préservation de la paix. Pour sa part, le député Ghassan Tuéni, dont l’allocution a été lue au public par Scarlett Haddad, journaliste à L’Orient-Le Jour, est revenu sur les circonstances de l’adoption de la 425, à l’époque où il était ambassadeur du Liban près de l’ONU.
De son côté, le commandant en chef de la Finul, le général Claudio Graziano, a noté que la force onusienne « a contribué à assurer la stabilité de son secteur d’activité et à protéger la population », au lendemain de l’invasion israélienne de 1982. « Le rôle joué par la Finul à l’époque a été complété par les efforts déployés par l’ONU afin de convaincre Israël de se retirer du Liban-Sud. Et effectivement, l’armée israélienne a achevé son retrait en 2003, a-t-il ajouté.
La directrice du département de l’ONU et des Organisations internationales au sein du ministère français des Affaires étrangères, Sylvie Bermann, a quant à elle estimé que l’expérience de la Finul « offre un exemple de l’action en milieu difficile ». « La force a réussi à soutenir les autorités libanaises tout en collaborant intelligemment avec la population, a-t-elle poursuivi. (…) La mission qu’avait confiée la 425 à la Finul était complexe. Le mandat que lui confie actuellement la 1701 est ambitieux. »
De son côté, Faouzi Salloukh s’est exprimé au nom du président Sleiman, notant qu’« Israël a de tout temps adopté des positions de principe opposées aux forces de maintien de la paix ». « L’ennemi s’est toujours montré agressif et hautain envers les organisations internationales. Depuis sa création, la Finul a été le témoin des violations par Israël de la souveraineté libanaise et de ses occupations successives de notre territoire », a-t-il ajouté.
Les séances de travail
Il convient de souligner en outre que le colloque a compté 4 séances de travail. La première, organisée sous le thème « De la Finul 1 à la Finul 2 : approches comparatives et stratégiques des résolutions 425 et 1701 ». La séance a été présidée par le ministre Salloukh. Y ont participé : le brigadier Maroun Hitti, le professeur Chafic Masri et le professeur Sami Salhab, ainsi que Mahmoud Harb, journaliste à L’Orient-Le Jour, en tant que rapporteur.
Lors de la seconde séance, présidée par l’ambassadeur de Belgique, Johan Verkammen, et ayant pour rapporteur la journaliste de notre confrère d’an-Nahar, Rola Beydoun, le député Farid Khazen, le général à la retraite Élias Hanna et le chercheur à l’IRIS Barah Mikaïl se sont penchés sur le thème de « La Finul, actrice du nouvel environnement stratégique au Liban-Sud ».
La troisième séance a été consacrée à une étude sur le thème de « La Finul et le développement socio-économique au Liban-Sud ». Y ont participé le représentant du président Sleiman pour la Francophonie, Khalil Karam (président), le professeur Mounzer Tabet, l’ancien ministre Damien Kattar, le président de l’association Amel, Kamel Méhanna, et le président de la branche libanaise de l’Institut italien pour la coopération universitaire, José Naya Villa Verde, ainsi que la journaliste à la Revue du Liban, Micheline Abi Khalil.
La 4e séance, ayant pour thème « La Finul face aux nouveaux défis », a été présidée par le chargé d’affaires auprès de l’ambassade d’Espagne, Luis Prado Covarrubias, et a eu pour rapporteur le professeur Amine Lebbos. La chercheur Galia Glume, le responsable des relations internationales du Hezbollah, Nawwaf Moussaoui, et le professeur Sélim Sayegh ont pris part à cette table ronde.
Enfin, en guise de séance inaugurale, l’ambassadeur de l’Indonésie, le professeur Sami Aoun, le professeur Stéphane Bernatchez et la professeure Cynthia Eid se sont penchés sur « L’aboutissement du mandat de la Finul : vers un État libanais plus fort ».
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À l’occasion du 30e anniversaire de la force onusienne déployée au Liban-Sud, l’Université antonine (UA) a organisé vendredi dernier, sur son campus de Baabda, un colloque sur le thème « La Finul : 30 ans d’existence, signe de pérennité ? ». L’événement s’est tenu sous le patronage du président de la République, Michel Sleiman, représenté par le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, et en présence du député Pierre Daccache, représentant le président de la Chambre, Nabih Berry, du ministre d’État, Khaled Kabbani, représentant le Premier ministre, Fouad Siniora, et d’un parterre de...