Mitri prône des nominations basées sur la compétence
le 18 décembre 2008 à 00h00
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a conféré hier avec les ministres Tarek Mitri, Waël Bou Faour, ainsi qu’avec le chef du Mouvement de l’indépendance, Michel Moawad, qu’il a retenu à déjeuner.
Répondant aux questions de la presse, M. Mitri a affirmé avoir passé en revue l’actualité politique avec le patriarche Sfeir, rappelant les positions du chef de l’Église maronite par rapport à Taëf et aux relations libano-syriennes. Il a aussi rappelé les propos du patriarche selon lesquels le gouvernement ne peut pas ressembler à une carriole tirée par deux chevaux, chacun dans une direction. « Nous nous rappelons cette phrase au cours des derniers jours de l’action du gouvernement », a ajouté M. Mitri.
Après avoir mis l’accent sur l’entente voulue au sujet de plusieurs dossiers, le ministre a estimé que cette entente ne devrait pas porter sur le minimum ou sur le partage des parts, en donnant l’exemple des nominations administratives et judiciaires. « Il faut bien entendu respecter l’équilibre établi dans le pays, mais c’est le critère de compétence qui doit primer », a-t-il insisté.
Quant à MM. Bou Faour et Moawad, ils ont tous deux mis l’accent sur l’importance des prochaines législatives pour l’avenir du Liban. « Il est du devoir de toutes les parties de faire en sorte que cette échéance soit l’occasion d’une concurrence démocratique et non pas d’une guerre électorale, de la protéger contre tout facteur ou élément antidémocratique, tels que les intimidations, le recours aux armes, ainsi que les interventions étrangères », a indiqué M. Bou Faour en soulignant que le 14 Mars est en train de préparer un mémorandum sur les interventions syriennes directes, au niveau de la sécurité, dans l’échéance électorale.
Quant à M. Moawad, il a mis l’accent sur le rôle que les chrétiens peuvent jouer, à travers les élections, pour prouver au monde que le Liban est un pays qui mérite de vivre et dont l’allégeance va en premier à la nation et à l’État. Pour lui, le sort du pays est entre les mains des électeurs chrétiens qu’il a appelés à éviter les axes régionaux, avant de critiquer, sans la nommer, la visite du chef du CPL, le général Michel Aoun, à Damas.
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a conféré hier avec les ministres Tarek Mitri, Waël Bou Faour, ainsi qu’avec le chef du Mouvement de l’indépendance, Michel Moawad, qu’il a retenu à déjeuner.
Répondant aux questions de la presse, M. Mitri a affirmé avoir passé en revue l’actualité politique avec le patriarche Sfeir, rappelant les positions du chef de l’Église maronite par rapport à Taëf et aux relations libano-syriennes. Il a aussi rappelé les propos du patriarche selon lesquels le gouvernement ne peut pas ressembler à une carriole tirée par deux chevaux, chacun dans une direction. « Nous nous rappelons cette phrase au cours des derniers jours de l’action du gouvernement », a ajouté M. Mitri.
Après avoir mis l’accent sur l’entente voulue au sujet de plusieurs dossiers, le...
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