Un jour applaudi et encensé, le lendemain sifflé et durement critiqué : la situation de Thierry Henry au FC Barcelone n’a pas changé depuis son arrivée en 2007 mais l’attaquant français, qui a toujours eu la confiance de ses entraîneurs, semble s’en accommoder.
Henry vient de signer un triplé fracassant face à l’une des meilleures équipes espagnoles, Valence (balayée 4-0), et se présente comme le joueur en forme du Barça avant le « clasico » de demain au Camp Nou face au Real Madrid.
« Tu prends toujours confiance quand tu sors un match comme celui de ce soir (le 6 décembre contre Valence) mais au-delà de ma performance, je tiens à souligner le travail de toute l’équipe et la victoire finale », assurait Henry, modeste, après son festival offensif.
L’international français, 31 ans, est conscient que tout peut aller très vite au Barça. La presse sportive s’inclinait après son triplé mais l’attaquant sait très bien qu’à la première baisse de régime, les sifflets descendront à nouveau des tribunes du Camp Nou et les commentaires acerbes fleuriront une fois de plus dans les journaux.
Henry, meilleur buteur de l’histoire d’Arsenal (226 buts en 370 matches, toutes compétitions confondues) et meilleur buteur en équipe de France (48 buts en 108 sélections), est condamné à l’excellence au Barça.
Les supporteurs sont beaucoup moins indulgents avec lui qu’avec ses compères de l’attaque, le Camerounais Samuel Eto’o et l’Argentin Lionel Messi, deux joueurs qui ont assis leur réputation au Barça. Henry, lui, avait déjà un statut de star avant de poser ses valises dans la capitale catalane.
« Pas pareil » qu’à Arsenal
L’avant-centre français a dû se fondre dans le moule au Barça, un club qui regorge de joueurs de premier plan, et accepter de jouer à un poste qui n’était pas le sien, sur le côté gauche de l’attaque.
Du coup, Henry est souvent obligé de rappeler qu’il ne faut pas le comparer au Henry d’Arsenal. « Je comprends que les gens veuillent voir les buts (que je marquais à) Arsenal, mais ici ce n’est pas pareil », déclarait-il début décembre. « À Arsenal, je ne courais pas comme je cours maintenant, précisait-il. Je partais du centre, en attendant le ballon, plus frais physiquement, pour aller sur un côté, et ici c’est l’inverse. Sur le côté, il faut faire plus d’efforts pour défendre et peut-être que j’arrive moins affûté dans la surface de réparation adverse. »
Ces propos avaient fait grincer les dents de ses détracteurs, mais son nouvel entraîneur « Pep » Guardiola a tout à fait compris ce qu’il voulait dire.
« J’ai lu ses arguments et je les comprends, a-t-il affirmé. Tout simplement parce qu’il a été le meilleur joueur d’Arsenal, parce que c’est le meilleur buteur de l’équipe de France, un joueur de très haut niveau et qu’il est humble et accepte de faire des choses qu’il ne faisait pas avant. »
Il n’y a donc pas de malaise entre Henry et son entraîneur, ni avec ses partenaires, tous ravis de son récent « hat trick », qui a porté son total à sept buts en Liga, en 11 matches joués, dont huit comme titulaire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un jour applaudi et encensé, le lendemain sifflé et durement critiqué : la situation de Thierry Henry au FC Barcelone n’a pas changé depuis son arrivée en 2007 mais l’attaquant français, qui a toujours eu la confiance de ses entraîneurs, semble s’en accommoder.
Henry vient de signer un triplé fracassant face à l’une des meilleures équipes espagnoles, Valence (balayée 4-0), et se présente comme le joueur en forme du Barça avant le « clasico » de demain au Camp Nou face au Real Madrid.
« Tu prends toujours confiance quand tu sors un match comme celui de ce soir (le 6 décembre contre Valence) mais au-delà de ma performance, je tiens à souligner le travail de toute l’équipe et la victoire finale », assurait Henry, modeste, après son festival offensif.
L’international français, 31 ans, est conscient...