À peine rentré de Damas, la première visite du général Michel Aoun a été lundi pour la palais de Baabda où il a eu un entretien avec le président Michel Sleiman. Hier, il a présidé la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire et il s’est ensuite adressé aux journalistes. Dans les deux circonstances, le général Aoun a évoqué sa visite en Syrie, précisant qu’il n’existe aucune rivalité entre le chef de l’État et lui-même et affirmant qu’il a tenu à l’informer en premier de la teneur de ses entretiens avec les responsables syriens. Aoun a précisé qu’il a de nombreux souvenirs communs avec le président Sleiman et que tous deux se sont entendus pour d’autres rencontres bilatérales. En réponse à une question, il a déclaré que dans un pays démocratique, chacun fait ce qu’il juge bon, mais tout le monde est responsable devant l’opinion publique. « Toutefois, en entendant les critiques dirigées contre moi, l’opinion publique va se souvenir de mon passé et de celui de ceux qui me critiquent. » Répondant à une autre question, le député a déclaré que ceux qui estiment que la visite en Syrie lui a fait perdre une partie de sa popularité peuvent en profiter. « Je leur en fait cadeau. »
Hier, le général Aoun a annoncé aux Libanais que la Syrie ne reviendra pas au Liban quelles que soient les circonstances. Il a estimé que les critiques adressées à sa visite en Syrie étaient dépourvues de contenu véritable et il a ajouté : « Je suis allé en Syrie en homme indépendant et je suis revenu toujours aussi indépendant, mais en ami de la Syrie. » Le chef du CPL a encore rappelé que ni les États-Unis, ni l’Arabie saoudite, ni l’Égypte, ni la France ne peuvent nous donner notre indépendance. C’est à nous de la prendre. Il a encore rassuré les Libanais sur la promesse d’un « bel avenir avec la Syrie » et affirmé que l’isolement diplomatique qui a eu lieu avec le président Émile Lahoud et la Syrie, au cours des dernières années, ne se reproduira plus. Enfin, il a précisé qu’il n’a pas l’intention de fonder un parti arabe chrétien, ajoutant toutefois : « Nous ne serons pas un peuple en voie d’extinction. » Tout en précisant qu’il n’est contre personne, il a enfin exprimé sa conviction que les gens se rallieront à sa ligne politique à travers les prochaines élections législatives.
À peine rentré de Damas, la première visite du général Michel Aoun a été lundi pour la palais de Baabda où il a eu un entretien avec le président Michel Sleiman. Hier, il a présidé la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire et il s’est ensuite adressé aux journalistes. Dans les deux circonstances, le général Aoun a évoqué sa visite en Syrie, précisant qu’il n’existe aucune rivalité entre le chef de l’État et lui-même et affirmant qu’il a tenu à l’informer en premier de la teneur de ses entretiens avec les responsables syriens. Aoun a précisé qu’il a de nombreux souvenirs communs avec le président Sleiman et que tous deux se sont entendus pour d’autres rencontres bilatérales. En réponse à une question, il a déclaré que dans un pays démocratique, chacun fait ce qu’il juge bon, mais...
L'actualité du Liban et de la région analysée et décryptée par nos journalistes. Découvrez tout notre contenu pour seulement 1 $ pendant 3 mois.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.