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Réserves et condamnations

La visite du chef du CPL, le général Michel Aoun, en Syrie, continue de faire couler beaucoup d’encre dans les milieux politiques. Interrogé à ce sujet au terme d’un entretien avec l’ambassadrice des États-Unis, Michelle Sison, le député Michel Murr a déclaré : « Je ne veux pas la commenter, pour une simple raison : lors des dernières législatives, il s’interrogeait tout le temps sur le point de savoir comment il pouvait s’allier avec moi, un des symboles syriens. Mais aujourd’hui, nous nous retrouvons apparemment avec lui autour de ce symbole qu’il nous avait collé. Il est aujourd’hui persuadé que nous ne nous étions pas trompés en établissant une bonne relation avec Damas. » Sur le plan de la forme, il a situé l’accueil réservé au chef du CPL à Damas, dans le cadre de « la courtoisie syrienne qui n’a rien à voir avec la politique », estimant que « la position politique syrienne ne dépend pas d’une visite pour qu’elle soit déterminée ». Il a cependant exprimé des réserves quant au timing des deux visites du général Aoun, en Iran et en Syrie, dans la mesure où elles ont coïncidé avec les deux visites effectuées par le président Michel Sleiman en Arabie saoudite et en Allemagne. « J’aurais souhaité une coordination à ce niveau, parce que c’est le chef de l’État qui négocie au nom du Liban et qui établit des relations avec d’autres pays. En tant que président consensuel, il peut établir de bonnes relations avec Téhéran et Damas », a ajouté M. Murr. En réponse à une autre question, le député du Metn n’a pas voulu commenter la visite du parti Tachnag en Syrie, soulignant que la position du parti reste la même. Il a par ailleurs jugé que la abaya offerte au général Aoun est juste un symbole d’amitié. « Mais je n’oublie pas, a-t-il enchaîné, à quel point le général Aoun a enduré à cause de l’armée syrienne et comment il a réclamé, à partir de la télévision américaine, que le Syria Accountability Act soit adopté. Peut-être que cette visite effacera les mémoires et permettra d’ouvrir une nouvelle page. » Concernant l’appel à un amendement de l’accord de Taëf, lancé par le général Aoun, M. Murr a affirmé attendre pour voir si son « allié principal », le président de la Chambre, Nabih Berry, « qui est aussi l’ami du général, est d’accord sur ce point pour commencer à examiner les amendements ». Après avoir indiqué que l’accord de Taëf fait l’unanimité auprès des Libanais, il s’est interrogé sur le point de savoir s’il faut que le pays soit de nouveau ruiné afin de parvenir à un deuxième Taëf. Le ministre du Tourisme, Élie Marouni, a pour sa part vu dans la visite du général Aoun à Damas « l’épilogue d’une pièce de théâtre jouée aux Libanais pendant plus de 15 ans ». « La vérité est apparue. Hier, le général Aoun a fait tomber le masque et a montré son vrai visage », a-t-il commenté. Deux députés des Forces libanaises, Farid Habib et Antoine Zahra, ont également critiqué cette visite. « Elle est rejetée même au niveau de la forme car elle s’est déroulée avant l’échange d’ambassadeurs. Aoun aurait dû aussi passer par Bkerké, avant de dire qu’il représente les chrétiens d’Orient », a indiqué M. Zahra. Pour le PNL, qui a tenu hier une réunion sous l’égide de son chef, Dory Chamoun, tant que des relations diplomatiques n’ont pas été établies entre Beyrouth et Damas, « aucune visite n’a de l’importance en dehors du cadre des institutions et des missions officielles ». Le PNL a rappelé que la Syrie a été forcée de quitter le Liban en 2005 et qu’elle a été contrainte à accepter l’établissement de relations diplomatiques avec le Liban.
La visite du chef du CPL, le général Michel Aoun, en Syrie, continue de faire couler beaucoup d’encre dans les milieux politiques.
Interrogé à ce sujet au terme d’un entretien avec l’ambassadrice des États-Unis, Michelle Sison, le député Michel Murr a déclaré : « Je ne veux pas la commenter, pour une simple raison : lors des dernières législatives, il s’interrogeait tout le temps sur le point de savoir comment il pouvait s’allier avec moi, un des symboles syriens. Mais aujourd’hui, nous nous retrouvons apparemment avec lui autour de ce symbole qu’il nous avait collé. Il est aujourd’hui persuadé que nous ne nous étions pas trompés en établissant une bonne relation avec Damas. »
Sur le plan de la forme, il a situé l’accueil réservé au chef du CPL à Damas, dans le cadre de « la courtoisie...