Liliane MOKBEL
Il y a un autre aspect pour l’économie italienne que celle de la commercialisation de produits de luxe. C’est en ces termes que l’ambassadeur d’Italie au Liban, Gabriele Checchia, a introduit le séminaire régional de formation sur les technologies sans tranchées organisé pendant deux jours à Beyrouth par la Délégation commerciale d’Italie, (ICE) présidée par Sebastiano del Monte. Le séminaire s’adresse aux professionnels de la construction et des travaux publics mais aussi et surtout aux autorités publiques qui sont en charge de l’élaboration des cahiers de charges destinés aux grands travaux d’infrastructure. Six spécialistes de sociétés italiennes ont pris la parole au cours de cette rencontre centrée sur différents thèmes, dont les techniques de forage dirigé, le georadar, le micro tunnelier, les minitranchées et le revêtement interne. Les technologies sans tranchées consistent en une méthode pour la pose des services souterrains, qui minimisent et ou éliminent les perturbations de surface vu que le creusage des tranchées pourrait causer d’innombrables inconvénients telles la déviation de route pour les piétons ou pour les véhicules, les émissions acoustiques, la poussière, la pollution de l’environnement provoquée par un plus grand usage des véhicules de transport et la détérioration considérable de la stabilité de la surface routière.
Pour cela, la technologie sans tranchées est la meilleure solution. En fait, le développement rapide des technologies avancées, grâce à l’usage du forage dirigé ou autre, a contribué à réduire effectivement la pollution ambiante et les dépenses dédiées aux zones urbaines. « L’Italie a commencé à utiliser ces technologies depuis 1994. Leur usage non seulement prodigue une meilleure qualité de vie aux riverains des grands travaux publics, mais contribue à une économie des coûts des chantiers de 20 à 25 % », a souligné Paolo Trombetti, président de l’Association italienne de technologies sans tranchées, qui déclare par ailleurs que les technologies sans tranchées s’appliquent aux chantiers de travaux publics de toute sorte tant dans les secteurs des télécoms, de la prospection de gaz et de pétrole que dans la bonification des terres polluées. Il a révélé qu’un projet pour la mise en place d’un diplôme universitaire axé sur les technologies sans tranchées est à l’étude à l’université de Pérouse en Italie.
Par ailleurs, selon le président du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), Nabil el-Jisr, qui a participé également à l’inauguration de l’atelier de travail, le Liban n’est pas en retard sur ces technologies puisqu’elles ont été déjà mises en œuvre dans différents chantiers, notamment lors de la construction du tunnel de Haret Hreik, et de l’exécution de projets hydrauliques pour la ville de Tripoli et la région du Kesrouan.
De son côté, l’ambassadeur Checchia a insisté sur le caractère régional de ce séminaire qui a groupé des techniciens libanais et syriens, mettant l’accent sur le rayonnement du Liban dans la région qui joue le rôle de plate-forme pour le Moyen-Orient. En réponse à une question, le diplomate italien a affirmé que le gouvernement italien, plus que jamais dans cette conjoncture de récession mondiale, est tenu à accompagner les petites et moyennes entreprises, faisant référence à l’organisation de multiples autres initiatives de l’ICE dans un proche avenir.
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