La visite du général Michel Aoun en Syrie continue de faire couler beaucoup d’encre et de susciter réactions positives ou négatives.
Parmi les premières, signalons celle du secrétariat général de la Tribune de l’unité nationale, présidée par l’ancien Premier ministre Sélim Hoss. Ce dernier a en effet salué « le développement positif des relations libano-syriennes qui s’est traduit par la déclaration du président Sleiman indiquant que des ambassadeurs (entre les deux pays) seront nommés d’ici à trois semaines ». À son tour, l’ancien député Émile Émile Lahoud a considéré que « la visite de Michel Aoun en Syrie se place sous le signe de l’ouverture et qu’il faut donc la cautionner au lieu de la critiquer ». De son côté, le député Farid el-Khazen, qui fait partie de la délégation accompagnant Michel Aoun en Syrie, a estimé que « la visite jette les bases d’une coopération et d’une nouvelle approche des relations futures ». Il a ajouté que « l’étude des dossiers en suspens entre les deux pays nécessite, pour aboutir, l’instauration d’un certain climat ».
Côté 14 Mars, les réactions sont évidemment négatives, voire sévères, non seulement envers la visite du général Michel Aoun, mais de celle du commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi. Le député Michel Pharaon, insistant sur la nécessité que « les visites entre le Liban et la Syrie prennent un caractère officiel », par « le biais d’un agenda clair », a dénoncé « ces rendez-vous qui ont pour objectif de renforcer les divisions » et « constituent une provocation à l’égard d’une partie des Libanais ». De son côté, le député Antoine Andraos a critiqué « la bousculade en direction de Damas », observant que « cela suscite des interrogations sur les objectifs de ces visites ». À son tour, le député Henri Hélou a indiqué que « la Syrie peut faire de nombreux cadeaux au général Aoun », notamment lui offrir une feuille écrite certifiant la libanité des fermes de Chebaa, ou libérer les prisonniers libanais détenus dans les prisons syriennes. Quant au général, a-t-il poursuivi, il représente pour la Syrie « un allié chrétien de taille, capable de soutenir ses alliés au Liban et de couvrir son repositionnement au sein de l’entité libanaise ».
Le député Samir Frangié a, par ailleurs, observé que la visite de Michel Aoun en Syrie est « normale et non pas historique », car « il représente un parti politique et non l’État libanais ». M. Frangié a affirmé que « la Syrie ne jouera pas un rôle de taille dans les prochaines législatives » et qu’« aucun bloc parlementaire baptisé “les alliés de la Syrie” ne verra le jour ».
Le député Camille Ziadé a, quant à lui, assuré que Michel Aoun « n’est pas concerné par le communiqué du 14 Mars parce qu’il n’a pas de charge officielle, alors que ce communiqué s’adresse aux responsables libanais qui se rendent en Syrie ». Il a ajouté que la visite du général Aoun en Syrie, « qui est une visite politique », est « naturelle après ses prises de position depuis trois ans ».
Enfin, le secrétaire général des forces du 14 Mars, Farès Souhaid, a estimé que « la partie syrienne tente d’occulter les dossiers en suspens (fermes de Chebaa, échange diplomatique et détenus libanais en Syrie) » en « jetant de la poudre aux yeux et en organisant des visites officielles et non officielles de dirigeants libanais en Syrie ». Il a ajouté que « les relations libano-syriennes sont sous les projecteurs et que toute irrégularité dans ces relations sera contrée (par les forces du 14 Mars) ».
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Parmi les premières, signalons celle du secrétariat général de la Tribune de l’unité nationale, présidée par l’ancien Premier ministre Sélim Hoss. Ce dernier a en effet salué « le développement positif des relations libano-syriennes qui s’est traduit par la déclaration du président Sleiman indiquant que des ambassadeurs (entre les deux pays) seront nommés d’ici à trois semaines ». À son tour, l’ancien député Émile Émile Lahoud a considéré que « la visite de Michel Aoun en Syrie se place sous le signe de l’ouverture et qu’il faut donc la cautionner au lieu de la critiquer ». De son côté, le député Farid el-Khazen, qui fait partie de la délégation...