Chine
Pékin exécute un
scientifique accusé d’espionnage
le 29 novembre 2008 à 00h00
Les autorités chinoises ont exécuté hier matin un scientifique accusé d’espionnage au profit de Taïwan, a-t-on appris de sources concordantes. Son exécution a été annoncée à l’AFP par sa fille, Ran Chen, une citoyenne autrichienne mariée à un Américain, qui a indiqué l’avoir apprise par l’ambassade d’Autriche en Chine.
Wo Weihan, un Chinois de 59 ans, avait été arrêté en janvier 2005 à Pékin sous l’accusation d’avoir transmis à Taipei des renseignements de nature militaire, dont des copies de plans de missiles. Le biochimiste, qui clamait son innocence, avait été condamné à mort en mai 2007 pour diffusion de secrets d’État, lors d’un procès qui, selon sa famille et des ONG, manquait de transparence et au cours duquel n’avaient été avancées que des preuves vagues.
Son exécution a aussitôt été fermement condamnée par les États-Unis via leur ambassade en Chine. « D’après nos informations, M. Wo n’a eu accès à un avocat qu’après l’enquête de l’accusation » et « les charges retenues contre lui étaient sujettes à caution », a expliqué une porte-parole de l’ambassade, Susan Stevenson.
L’Autriche, où M. Wo avait vécu de 1990 à 1997, a elle aussi déploré son exécution, estimant qu’il s’agissait d’un « affront prémédité » de Pékin envers l’Union européenne qui l’avait défendu. « Le fait que cette exécution intervienne précisément le jour du dialogue entre l’UE et la Chine sur les droits de l’homme illustre l’absence d’égards et la dureté avec lesquelles ce cas a été traité », a regretté dans un communiqué la ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik. Les présidences slovène puis française de l’UE ainsi que le président autrichien Heinz Fischer et la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice avaient appelé Pékin à épargner la vie de M. Wo.
Outre le fait d’avoir dévoilé des secrets d’État, l’acte d’accusation du procès de M. Wo mentionnait également qu’il pourrait avoir parlé de la santé des hauts responsables chinois, un acte passible de la peine de mort en Chine, a précisé sa fille.
Les autorités chinoises ont exécuté hier matin un scientifique accusé d’espionnage au profit de Taïwan, a-t-on appris de sources concordantes. Son exécution a été annoncée à l’AFP par sa fille, Ran Chen, une citoyenne autrichienne mariée à un Américain, qui a indiqué l’avoir apprise par l’ambassade d’Autriche en Chine.
Wo Weihan, un Chinois de 59 ans, avait été arrêté en janvier 2005 à Pékin sous l’accusation d’avoir transmis à Taipei des renseignements de nature militaire, dont des copies de plans de missiles. Le biochimiste, qui clamait son innocence, avait été condamné à mort en mai 2007 pour diffusion de secrets d’État, lors d’un procès qui, selon sa famille et des ONG, manquait de transparence et au cours duquel n’avaient été avancées que des preuves vagues.
Son exécution a...
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